« C’était sauve-qui-peut » mais Julien Bernard retrouve des sensations

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

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Julien Bernard a pu se faire plaisir et retrouver des sensations, ce jeudi, à l’occasion de la quatrième étape du Tour du Pays Basque. Pas encore revenu à son tout meilleur niveau, l’expérimenté capitaine de route de 34 ans n’a jamais véritablement espéré faire un gros résultat, mais il s’est rendu utile pour le Champion des Etats-Unis Quinn Simmons, qui l’accompagnait à l’avant, et aurait également pu servir de relais à son leader Mathias Skjelmose en cas de scénario de course différent. DirectVelo a recueilli la réaction du coureur de la Lidl-Trek après la course.


DirectVelo : C’était une belle journée à l’avant !
Julien Bernard : On voulait mettre des mecs devant soit pour jouer l’étape, soit pour servir de soutien et aider Mathias (Skjelmose) dans le final. Dans la vallée entre les bosses, ça peut toujours être utile. On aurait pu se relever au cas où. Ça a été très long et très dur pour se faire, pour que l’échappée sorte enfin. Une fois devant, il a fallu courir à l’économie et ensuite essayer de faire le mieux possible.

L’équipe envisageait-elle de tenter quelque chose avec Mathias Skjelmose ?
C’est toujours compliqué, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. On essaie d’envisager tous les scénarios possibles mais Paul (Seixas) est tellement fort qu’il est dur de se dire qu’on va pouvoir le lâcher et jouer la victoire dans une course entre les favoris (Juan Ayuso, toujours diminué physiquement, a lui abandonné, NDLR). En tout cas, quand on est devant, il faut qu’on essaie. Mais Paul est exceptionnel, il n’y a rien d’autre à dire… Il est tellement fort, régulier… Et on se rend compte qu’il est très fort aussi en chrono. Chapeau à lui. C’est l’élu comme on dit.

As-tu eu le temps d’espérer quoi que ce soit sur cette étape ?
Non. J’avais plutôt une bonne journée, j’étais déjà content d’être devant à vrai dire… Je savais que ça allait sûrement finir par me lâcher à un moment donné et c’est ce qu’il s’est passé. On avait privilégié la carte de Quinn (Simmons) et ensuite, derrière, c’était sauve-qui-peut.

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