Victor Jean : « Je ne pensais qu’à la victoire »

Crédit photo Alexis Dancerelle / DirectVelo
L’échappée s’est disputée la victoire ce jeudi la deuxième étape du Circuit des Ardennes (2.2). Au sprint, dans les rues de Rethel, Pavel Sumpik (Development Team Picnic PostNL) a largement dominé ses deux derniers compagnons de fugue, Victor Jean (Elite Fondations CT) et Mads Andersen (Swatt Club). “C’est le plus fort qui a gagné”, reconnaît le Français, qui est revenu sur sa journée au micro de DirectVelo.
DirectVelo : Avais-tu prévu de faire la course sur cette deuxième étape ?
Victor Jean : Je savais que j’étais en forme. J’étais revanchard après la première étape. La journée d’hier avait bien commencé avec des bonifications, mais j’ai été retardé par deux chutes où, à chaque fois, je suis reparti avec un problème mécanique. Heureusement, j’ai eu de la chance car je ne suis pas tombé. Mais j’ai dû faire quatre allers-retours dans le peloton. La course était déjà assez dure comme ça, et j’ai laissé beaucoup d’énergie. C’est dommage, car j’ai reperdu du temps dans la bosse d’arrivée.
« PAS DE REGRETS »
Tu es sorti à deux reprises sur cette deuxième étape…
Un groupe de 15 coureurs est sorti, j’en faisais partie mais on s’est fait reprendre, et j’ai décidé de relancer. Je suis parti seul dans un premier temps, puis quatre coureurs sont revenus, et on s’est toujours bien entendus. J’ai tout de suite cru à la victoire, même s’il fallait rester prudent. Les circonstances du classement général faisaient que l’échappée pouvait aller au bout, et je voulais absolument en être. Au pire, si on se faisait reprendre, on avait toujours la possibilité de relancer la course avec l’équipe. Quand on s’est retrouvés à trois, j’étais encore plus confiant : on allait tous collaborer, et on avait déjà sécurisé le podium, même s’il n’y avait qu’un vainqueur au bout.
Comment as-tu géré le final ?
Je ne pensais qu’à la victoire. J’ai bien géré tactiquement et j’ai économisé de l’énergie. À trois kilomètres de l’arrivée, le coureur du Swatt Club attaque. Je l’avais marqué, donc j’y suis allé. Je n’ai pas voulu le contrer pour garder un peu de fraîcheur pour le sprint. Je n’ai pas pris de relais dans les trois derniers kilomètres. J’étais dans la roue du coureur qui lance, mais celui de Team Picnic PostNL me déborde et je n’ai pas pu revenir. C’est le plus fort qui a gagné. Je n’ai pas de regrets. C’était une course longue et usante, donc ça s’est joué à la fraîcheur.
« J’AI VRAIMENT PENSÉ À LA VICTOIRE D’ÉTAPE, PAS AU MAILLOT JAUNE »
Tu remontes à la 5e place du général à 13 secondes de Louka Lesueur…
Je suis allé chercher des bonifications dans les sprints intermédiaires, car c’est toujours bon à prendre. On s’était mis d’accord dans l’échappée. J’aurais peut-être pu rouler davantage pour aller chercher le maillot, mais je ne sais pas si c’était la meilleure option sur ce Circuit des Ardennes, qui est très exigeant. Aujourd’hui, j’ai vraiment pensé à la victoire d’étape, pas au maillot jaune. L’objectif cette semaine, c’est de gagner une étape.
Comment vois-tu la suite de la course ?
Je ne me fixe pas de limites, mais je ne m’attends à rien non plus pour les prochains jours. On verra au fil de la course. Contrairement aux équipes de développement Conti, nous, on ne cherche pas une place en WorldTour car on court déjà à un niveau professionnel. On mise beaucoup sur le collectif. On est très solidaires et on court avec nos jambes et pour nos coéquipiers, là où d’autres équipes sont peut-être plus individualistes.
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