« Pas évident à jouer » mais les Groupama-FDJ United ont essayé

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

La Groupama-FDJ United avait tout bien fait en début de course. Lors d’une étape promise aux attaquants, la WorldTeam française a placé deux très belles cartes à l’avant de la troisième étape du Tour du Pays Basque, en la personne de Clément Braz Afonso et de Guillaume Martin-Guyonnet. Mais les deux hommes ne sont pas parvenus à suivre le mouvement décisif lorsqu’Igor Arrieta et Axel Laurance sont ressortis dans le final. “Il n’y a pas tant de regrets que ça”, promettaient-ils tous deux auprès de DirectVelo après la course, car conscients de leurs limites du jour.


“Quand on voit à la fin que je ne suis même pas capable de claquer les mecs de mon groupe, c’est dur d’avoir des regrets”, souffle Clément Braz Afonso. “J’ai juste raté le coup dans la descente, j’ai manqué de vigilance. Puis avec mon gabarit, je n’étais pas capable de boucher le trou en descente. Je comptais sur le mec d’Uno-X pour le faire car je sais qu’il roule bien”, reprend-il en évoquant Tobias Halland Johannessen. “Il n’a pas manqué grand-chose mais après, une fois que ça part, il y a forcément des mésententes derrière. On avait deux belles cartes et on ne pouvait pas sacrifier l’un plus que l’autre. Ce n’était pas évident à jouer”.

UNE DERNIÈRE TENTATIVE « À L'EXPÉRIENCE »

“Pas étincelant” ce mercredi, « CBA » considère “en avoir fait beaucoup en début de course” pour prendre la bonne, et l’a sûrement payé lors de la dernière heure de course. “J’ai souffert sur le plat, il me manquait un peu de force”. Même chose pour Guillaume Martin-Guyonnet. Avant le grand départ de l’épreuve WorldTour espagnole,
le Normand nous avait confié avoir besoin d’un “déclencheur” pour véritablement lancer sa saison sur une nouvelle/bonne dynamique. Était-ce à l’occasion de cette journée à l’avant ? “Le déclencheur, il faut de bonnes jambes… Aujourd’hui, c’était correct, meilleur qu’en Catalogne, mais il m’en manquait encore par rapport à ce que je suis normalement capable de faire, bien que ça aille dans la bonne direction”, synthétisait-il rapidement derrière la ligne d’arrivée à notre micro.

« GMG » a bien tenté de ressortir du groupe de contre dans les dernières minutes de course, avec le peu d’énergie qu’il lui restait. En vain.
Il se contente, comme son coéquipier, d'un fond de Top 10. “C’était surtout à l’expérience je dirais, plus qu’à la patte. Je savais que ça pouvait se regarder et ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne alors j’ai essayé de jouer les quelques cartes que j’avais”. Mais ce n’était pas suffisant pour la doublette française.

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