Axel Laurance : « Je me savais capable de faire quelque chose »

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Il était lourdement tombé mardi mais n’avait pas pour autant renoncé à ses ambitions de victoire d’étape, 24 heures plus tard, à Basauri, en banlieue de Bilbao. En conquérant, Axel Laurance a parfaitement couru sur la troisième étape du Tour du Pays Basque pour d’abord prendre la bonne échappée, puis s’en aller dans le final avec le seul Igor Arrieta, avant de régler l’Espagnol d’UAE Team Emirates dans les dernières rampes de la montée finale. Présent sur l’épreuve, DirectVelo a recueilli la réaction du Breton après la course, en conférence de presse. Entretien.


DirectVelo : Tu nous l’avais annoncé ce midi et tu l’as fait. Te voilà vainqueur d’étape au Tour du Pays Basque après une étape parfaitement maîtrisée !
Axel Laurance : On savait que beaucoup de monde était intéressé. C’était plus facile d’être dans l’échappée car les mecs du général pouvaient récupérer derrière. On s’y attendait, on était préparés pour les deux scénarios. Si on loupait le coup, on irait rouler dans le peloton. Mais il y avait une portion vraiment dure au bout d’une heure. J’ai senti que ça allait casser, j’ai suivi le coup.

« J’AI ESSAYÉ DE RESTER CONFIANT »

As-tu vite compris que c’était la bonne ?
J’ai quand même douté à un moment donné mais dans la bosse à 40 bornes de l’arrivée, j’ai compris que ça allait le faire. J’ai quand même préféré temporiser pour ne pas me mettre trop dans le rouge et on est sortis à deux dans la descente, c’était parfait. J’ai senti que j’avais de très grosses jambes même si face à un grimpeur, c’était un peu dur.

Comment as-tu géré le final et ce dernier mur de 400 mètres face à Igor Arrieta ? 
J’ai vu qu’il ne voulait pas vraiment passer dans le dernier kilomètre. J’ai essayé de récupérer le plus possible car l’effort d’avant était plutôt compliqué. J’ai essayé de rester confiant. Je m’attendais à ce qu’il lance de très loin, ce n’était pas une surprise. Quand il a lancé, j’ai eu un petit moment de doute car j’ai eu des crampes à l’arrière de la cuisse. Mais lui aussi a vite plafonné dans son effort alors j’ai pu rester dans la roue et me rasseoir. Puis j’ai attendu le replat des 100 derniers mètres pour mettre le jus qu’il me restait.

« IL A TOUT DE SUITE VU QUE C'ÉTAIT FINI »

On t’a vu au bord des crampes après la ligne…
Il ne fallait surtout pas abandonner, c’était aussi dans la tête. Quand j’ai lancé, je l’ai dépassé et il a tout de suite vu que c’était fini. C’est génial. C’est ma plus belle victoire, en WorldTour… Celle-là, je suis vraiment allé la chercher. Malgré la chute d’hier, je suis resté optimiste.

Après avoir tourné autour l’an dernier, tu collectionnes les succès en ce début d’exercice 2026 !
L’année dernière, je ne sais pas pourquoi ça ne voulait pas sourire. Je savais que j’avais le niveau aussi mais je n’avais fait pratiquement que des courses WorldTour de mars à septembre. On sait à quel point il est dur de s’imposer. Il y a toujours une vingtaine de garçons capables de gagner chaque étape, c’est très compliqué. Ça ne s’est jamais vraiment ouvert en 2025. Mais j’avais le niveau, je savais que j’avais progressé physiquement. Je ne me suis pas inquiété, j’ai juste tout remis à zéro. Gagner dès la première course m’a tout de suite fait du bien. Puis j’ai fait le choix d’aller sur la Semaine Coppi & Bartali pour engranger des résultats, justement. Et c’était top là-bas, je me suis vraiment amusé et c’est important dans le vélo car sur les grosses courses, parfois, c’est moins marrant quand on se fait défoncer pendant cinq heures. Là, on a essayé de retrouver du plaisir de courir. En arrivant ici, je me savais capable de faire quelque chose, j’avais ciblé cette étape et j’ai pu confirmer. C’est génial.

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