« J’ai été repris dans le dernier virage » : Noah Bögli offensif dans les Ardennes

Crédit photo Alexis Dancerelle / DirectVelo

Crédit photo Alexis Dancerelle / DirectVelo

Noah Bögli avait des fourmis dans les jambes. Ce mercredi, sur la première étape du Circuit des Ardennes (2.2), le Suisse est d’abord sorti du peloton pendant une vingtaine de minutes en début de course. Puis il a remis le nez à la fenêtre en arrivant sur le circuit final, à 70 kilomètres de l’arrivée. Ils se sont retrouvés à quatre en tête puis à sept à 16 bornes du but. Si trois coureurs de l’échappée ont pu piéger le peloton, le pensionnaire d'Élite Fondations CT a lui été repris… dans le dernier virage. Pour DirectVelo, le coureur de 29 ans est revenu sur sa journée et son début de saison.


DirectVelo : Avais-tu imaginé faire une très grande partie de l’étape à l’avant ?
Noah Bögli : Je suis sorti en échappée dès le début de la course, mais je ne savais pas trop si c’était une bonne idée. On s’est fait reprendre dans la bosse et je me suis mis en fond de peloton pour récupérer. Je pensais que ça allait sortir, puis être contrôlé en vue d’un sprint, mais ça attaquait tout le temps, donc je suis remonté pour suivre les coups.

« IL ME MANQUAIT UN PEU DE GICLETTE SUR LA FIN »

Puis tu as eu une ouverture…
Quand on est arrivés sur le circuit final, ça s’est calmé : tout le monde était fatigué, et j’en ai profité pour sortir avec un coureur de Vendée U (Théo Hébert). On s’est retrouvés à quatre. Je ne pensais pas qu’on allait tenir aussi longtemps, mais au final, c’était la bonne. Je me sentais très bien. Trois coureurs sont revenus sur nous, ce qui a bien relancé l’échappée.

Comment as-tu géré le final ?
J’ai beaucoup réfléchi pour anticiper, mais c’était difficile parce que le final était en descente, et quand ça roule à 65 km/h, on ne peut pas faire de différences. En plus, je ne suis pas très punchy, donc une arrivée comme aujourd’hui est assez compliquée pour moi. Je voyais que les autres étaient entamés, donc j’ai tout donné pour ne pas exploser dans la bosse. Il me manquait un peu de giclette sur la fin. J’ai été repris dans le dernier virage…

« POUR LES CLASSE 1, J’AVAIS UN PEU D'APPRÉHENSION »


La journée est malgré tout positive ?
C’est dommage, mais je suis content de mes sensations. J’ai eu deux ou trois semaines compliquées, mais je sors d’un bon bloc d’entraînement. J’étais très fatigué parce que je sortais d’un gros travail sur piste avec le Championnat d’Europe. J’ai commencé à courir en décembre sur piste avec des épreuves de Classe 1, et j’étais très investi. On a bien réussi avec un titre de vice-champion d’Europe. Les émotions accumulées fatiguent beaucoup aussi, puis j’ai directement enchaîné sur la route, donc j’ai dû lever le pied : j’étais cuit.

Avec le passage en Continentale, l’équipe a un gros programme !
On est vraiment présents avec l’équipe sur les courses de Classe 2, on peut jouer la gagne et c’est encourageant. Pour les Classe 1, j’avais un peu d’appréhension, car je découvrais ce niveau, mais au final, on est à notre place. Le niveau est très élevé, mais on arrive à être compétitifs. On ne joue pas forcément la gagne, mais on peut peser sur la course et faire de bonnes places. Je suis dans l’équipe depuis sa création et je suis content de voir à quel point j’ai évolué avec elle.

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