Amalie Dideriksen : « Je sais que j'ai ma place à ce niveau »

Crédit photo Gregoire Babin / DirectVelo
Malgré le final sous tension, la Cofidis a fait le travail ce mercredi, pour emmener sa sprinteuse Amalie Dideriksen vers la victoire, au Région Pays de la Loire Tour. "Ça fait vraiment du bien. Les filles ont vraiment bien assuré, donc je suis très heureuse de conclure ce travail", se réjouit la sociétaire de Cofidis à l'arrivée. "Quand ça score au bout et que c'est la première de l'année, ça fait plaisir à tout le monde. On voulait que ça arrive au sprint. On avait surtout en tête les cinq derniers kilomètres", explique Gaëtan Lemoine, directeur sportif. Mais il y a eu de quoi faire monter les pulsations cardiaques dans ces derniers kilomètres. D'abord, parce que Lidia Cusack et Malou Eisen ont bien failli piéger la meute. "On avait prévu un lancement un peu différent, mais j’ai donc dû solliciter mes coéquipières un peu plus tôt que prévu".
« J'AVAIS UN PEU DE PRESSION SUR LES ÉPAULES »
Gaëtan Lemoine salue cette prise d'initiative. "Les filles ont dû s'adapter d'elles-mêmes. C'est une satisfaction qu'elles aient pu le faire". Autre problème, Kristyna Burlova, qui devait lancer la Danoise, a été victime d'une chute à deux kilomètres du but. "Amalie a suffisamment d'expérience pour bien se repositionner dans le dernier virage", note le technicien. "Je n'ai eu qu'à sprinter sur les 200 derniers mètres grâce au travail colossal des filles en amont", ajoute Amalie Dideriksen. Elle retrouve la victoire chez les pros après trois ans, même si elle avait levé les bras au Tour du Portugal, en Classe 2. "Ça montre tout le travail accompli ces derniers mois, et qui ne se voyait pas forcément dans les résultats jusqu'ici. C'est un soulagement car j'avais un peu de pression sur les épaules".
Championne du Monde il y a dix ans, à seulement 20 ans, la Danoise connaît la pression. "Ce n'était pas forcément ce à quoi je m'attendais. Ça a été difficile par moments, mais je ne changerai l'histoire pour rien au monde. C’était une année incroyable à porter ce maillot. Tout le monde connaissait mon nom et j'ai dû apprendre et revenir plus forte. J'aime toujours autant le cyclisme et je sais que j'ai ma place à ce niveau". Gaëtan Lemoine sait le poids qui peut peser sur ses épaules. "C'est une fille avec un gros palmarès chez les jeunes. Ça lui fait du bien aujourd'hui. Elle surfe sur une très bonne forme physique et elle apporte une grosse expérience du haut niveau. On s'en sert aussi pour tout le groupe, notamment pour discuter des arrivées".
« IL N'Y A PLUS DE PETITES COURSES »
Pour sa deuxième saison en France, Amalie Dideriksen se plaît. "C'est ma 12e saison chez les pros, donc j'ai de l'expérience, mais je sens que je continue de progresser. L'équipe me fait confiance pour apporter des victoires, mais aussi pour partager mon expérience avec les plus jeunes. Je suis toujours aussi affamée de victoires". Elle sera encore sollicitée sur ces épreuves d'un moindre niveau, qui comptent pour la ProTeam. "Il n'y a plus de petites courses aujourd'hui. On s'est mis en tête de gagner le maximum cette saison. Toutes les courses sont un objectif, que ce soit en Classe 2 ou en World Tour. On a été capables de faire de gros trains à l'UAE Tour en prenant des 3e places derrière des coureuses comme Charlotte Kool, etc", rappelle Gaëtan Lemoine.
Ce dimanche, les Cofidis auront rendez-vous avec un morceau un peu plus gros, puisqu'elles seront présentes à Paris-Roubaix... sans leur meilleure carte. "Malheureusement, Victoire Berteau s'est fait une fracture au Tour des Flandres, donc elle sera absente. On aura à cœur de briller chez nous avec des cartes un peu plus libres. Après, il y a forcément le Tour de France en ligne de mire, les Ardennaises aussi, et c'est important pour l'image de Cofidis de gagner des courses en France". Amalie Dideriksen sera de la partie à Paris-Roubaix mais aussi sur la Grande Boucle qui sera "un objectif majeur". Sans oublier la Coupe du Monde sur piste à Hong-Kong. Une autre discipline où elle a été Championne du Monde et où elle n'a pas de mal à confirmer son potentiel.
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