« J'ai pris le virage comme un chien » : Antoine Hue a tout mis pour gagner

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo
"J'ai pris le virage comme un chien, je le sentais bien, je l'ai pris à fond". Antoine Hue n'a pas fait dans le détail pour s'imposer au sprint dans l'étape en ligne du Circuit du Mené. "Il est arrivé en survitesse à l'extérieur", témoigne Clément Dubois, sa victime du jour. "Je mets tout, s'ils viennent me chercher, tant pis, mais si je gagne, tant mieux", explique le vainqueur à DirectVelo. Mieux qu'un sprint décollé, le représentant du VC Rouen 76 a décollé le reste des restes du peloton laminé par la course d'usure, pour décrocher son deuxième bouquet de la saison.
Pour sa dernière année chez les Espoirs, le 7e de Paris-Camembert disputait son premier Circuit du Mené. "J'ai bien aimé", dit-il. Même s'il a connu une petite mésaventure, ce lundi matin, au départ du contre-la-montre à Saint-Gouëno. "J'ai reçu mon vélo de chrono il y a une semaine et demi et j'ai dû mettre deux centimètres de recul de selle parce que le vélo ne passait pas au contrôle". Ce qui ne l'a pas empêché de décrocher le 8e temps à 18" de son coéquipier Louka Lesueur. "C'était une bonne perf'", juge-t-il. L'après-midi, le VC Rouen 76 devait donc défendre le paletot de leader de Louka Lesueur. Antoine Hue joue le rôle de capitaine de route. "Louka savait comment faire aussi mais il avait le maillot jaune et devait économiser de l'énergie. Mais ça me plait aussi de driver les petits Espoirs 1".
« UN OBJECTIF SANS L'ÊTRE »
Après ce détour en Fédérale Espoirs, le gars de Montfort-sur-Meu va retrouver les courses UCI dès cette semaine avec le Circuit des Ardennes (2.2). "Je veux continuer à faire du vélo sans me prendre la tête, voir au jour le jour et avec les jambes de chaque équipier pour voir ce qu'on peut faire collectivement, indique-t-il. Et puis, individuellement, gagner des courses, c'est toujours bien mais s'il y a quelqu'un plus fort que moi dans l'équipe, j'irai rouler pour lui".
Dans la Conti Fédérale normande, le 4e de la Classic Loire-Atlantique se retrouve plus souvent coureur protégé que par le passé. "Ça remet forcément beaucoup plus de confiance que quand j'étais à Nantes, chez les pros, où je n'étais pas souvent protégé. Je n'ai pas forcément plus de force qu'avant mais c'est la confiance qui revient. Cette confiance m'a manqué chez les pros". Pour garder des forces en fin de course, "cette protection est primordiale pour gagner des courses. À l'image de Paris-Camembert, je suis capable de faire des résultats dans ces conditions". A force d'accumuler des résultats quels sont ses objectifs ? "Repasser pro, c'est un objectif sans l'être. Je ne me prends pas la tête, je continue à bien m'entraîner, bien manger, bien dormir et ça va bien".
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