« Quand j’ai lancé, les jambes ont bien répondu » : Quentin Cowan s'offre Vougy

Crédit photo Patrick Berjot Photographies

Crédit photo Patrick Berjot Photographies

Sa 8e place samedi dernier à la Boucle de l’Artois, où le terrain n’était pas vraiment à sa convenance, en disait long sur sa forme du moment. En ce lundi de Pâques, Quentin Cowan a concrétisé en remportant le Grand Prix de Vougy. “Je me sens mieux course après course, ce qui m’a permis d’avoir de plus en plus confiance. Vougy, c’est une grande course de la région. Elle est historique avec 95 éditions. C’est incroyable de la gagner alors que je viens de loin”, apprécie le Canadien de 22 ans  auprès de DirectVelo.


PATIENT ET TOUJOURS BIEN PLACÉ

Le sociétaire du Team Vittel-N’side disputait l’épreuve Élite Nationale pour la troisième fois et savait qu’il fallait rester patient au maximum pour espérer un résultat. Pour la N1 vosgienne, c’est son coéquipier Lorenzo Marasco qui s’est chargé de prendre place dans l’échappée. Ce qui n’était pas forcément prévu. “Je devais aider au placement mais Joël (Plamondon) a attaqué, j’ai suivi. On a vite creusé. On était six mais le mec de Roanne (Thibaud Przybylski) ne roulait pas”, rapporte le coureur de 28 ans. De son côté, Quentin Cowan a veillé à rester bien placé dans chaque ascension de Parras. “J’étais toujours dans les cinq premiers”.

L’ancien coureur du VC Villefranche Beaujolais est sorti du peloton, en contre avec quelques costauds, à trois tours de l’arrivée. Une fois la jonction effectuée, à 30 kilomètres du but, Lorenzo Marasco s’est sacrifié. “Il m’a dit qu’il se sentait super bien. Je commençais à être usé, j’ai utilisé toutes mes cartouches pour que le groupe aille le plus loin possible”.

TROISIÈME DANS LE DERNIER VIRAGE, PREMIER À L'ARRIVÉE

L’échappée a explosé sous l’impulsion de Seff Van Kerckhove (Decathlon CMA CGM U19 Team) et du Canadien. “J’allais à fond à chaque fois dans la bosse car je pense que j’étais le plus fort aujourd’hui. J’avais de bonnes jambes, je les ai bien utilisées”. Les deux coureurs sont partis dans la dernière ascension de Parras, avant le retour de trois concurrents dans le dernier kilomètre. “Quand ils sont revenus, le gars de Roanne (Axel Job) a attaqué. Celui de Decathlon y est allé. Je ne voulais pas prendre le dernier virage en premier car c'était encore loin de la ligne, avec 250 mètres en montée. Je me suis retrouvé en 3e position, j’avais confiance en mon sprint. Quand j’ai lancé, les jambes ont bien répondu. C’était parfait”.

Quentin Cowan n’avait plus gagné en France depuis les Boucles de la Loire. C’était en 2023 et il portait alors les couleurs du Vendée U. Il aura ce samedi une nouvelle occasion de lever les bras à l’occasion du Tour du Charolais. “J’espère que ça va continuer comme ça”.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Quentin COWAN
Portrait de Lorenzo MARASCO