Valentin Madouas : « C'est un peu le résumé de ces Classiques pour nous »

Crédit photo Hugo Barthelemy - DirectVelo
La Groupama-FDJ United a raté le bon coup, ce dimanche, au Tour des Flandres. Celui qui a permis aux favoris de la course de faire une grosse sélection à environ 100 kilomètres du but. Une fois piégés, la course a pris une toute autre tournure pour les coureurs de la WorldTeam française. "On a loupé le coup, après c'était très compliqué. Il fallait essayer de résister et de ne rien lâcher pour faire le résultat qu'on voulait faire, à savoir un Top 10. Je pense qu'on l'avait dans les jambes, parce qu'on n'arrive pas si loin que ça. Le coup raté coûte cher mais tout le reste, on a été dans le match", analyse Valentin Madouas, finalement proche du Top 15.
Marc Madiot ne désespérait pas pour autant pour ses protégés. "Une course ne ressemble jamais à une autre. Il y a toujours des événements qui se produisent et qu'on n'attendait pas forcément. On peut toujours espérer quelque chose. Tant qu'on a un dossard, ce n'est jamais fini. Après, il y a des probabilités qui sont plus grandes avec certaines équipes et certains coureurs". Malgré le bon coup parti, la Groupama-FDJ United a bien maitrisé sa course à l'arrière. "C'est malheureusement un peu le résumé de ces Classiques pour nous. Il manque toujours le petit quelque chose pour aller chercher un bon résultat. Ça n'a malheureusement pas encore payé. Mais il faudra continuer".
« MAINTENANT CE SONT EUX QUI ANTICIPENT »
Habitué et souvent à l'aise sur le Tour des Flandres, Valentin Madouas sent qu'il est encore en train de faire monter sa forme. "Ce sont des courses qui me correspondent. Je me sens encore monter en pression au fur et à mesure des épreuves. Jouer dans le final du Tour des Flandres, c'est vraiment top, même si c'était derrière les autres". À l'inverse d'un Romain Grégoire qui n'est lui qu'en découverte de ces épreuves. "Il est jeune, il découvre, c'est son premier. Il a encore beaucoup d'expérience à emmagasiner. Quand il aura plus d'expérience et un peu plus de force, il sera opérationnel".
Sur ces épreuves qui permettent parfois à des échappés d'avoir un coup d'avance et de s'accrocher, cette tactique ne semble plus vraiment être décisive dans le cyclisme moderne et des leaders qui s'attaquent très loin de l'arrivée. "Maintenant ce sont eux qui anticipent à la place des autres pour ne pas se faire piéger, sourit Valentin Madouas. Tu peux avoir des coureurs piégés et ça rentre. Mais là, je pense que c'est l'une des premières fois où il n'y a personne". Peut-être y en aura-t-il dans l'Enfer du Nord. "À chaque jour suffit sa peine", conclut Marc Madiot.
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