Alfred George : « Le podium était possible »
Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo
Alfred George décroche un nouveau bon résultat en Classe 2. Déjà 3e à Lillers au début du mois, le coureur d'Elite Fondations Cycling Team est cette fois entré dans le Top 5 de la Classic Loire-Atlantique, ce samedi. Pour sa première année en Conti, le Britannique effectue un début de saison encourageant, lui qui avait déjà décroché plusieurs accessits à l'Etoile de Bessèges, au niveau supérieur. Au micro de DirectVelo, Alfred George est revenu sur la journée, mais aussi son nouvel environnement et ses premiers coups de pédale à ce niveau.
DirectVelo : Quel est ton sentiment après cette 5e place ?
Alfred George : Je pense que le podium était possible dans un sprint comme celui-là. C'était peut-être difficile de battre Leitao et Budzinski, ils étaient très bien emmenés, mais le podium était vraiment possible. 5e, ce n'est pas si mal. On est contents, mais il y a un petit regret quand même.
Comment as-tu géré le sprint ?
On a repris les échappés très tard, dans le dernier kilomètre. Le dernier mec a été repris juste quand on commençait à virer. La route était un peu étroite donc c'était délicat. Je ne pensais pas trop à l'échappée, je voulais faire mon sprint comme il faut, donc j'étais plutôt dans l'idée de chercher la bonne roue etc. J'étais surtout emmené par Jan Sommer à la fin, mais je pense qu'on était un peu trop tôt à l'avant, on a mangé un peu de vent à 2-3 kilomètres de l'arrivée, du coup j'ai lâché sa roue et j'ai glissé un peu à l'arrière, c'était mieux pour prendre l'aspiration à la fin. Mais je pense que je n'ai pas parfaitement géré, mais c'est difficile dans un sprint en Classe 2.
« EN CLASSE 2, JE PRÉFÈRE ÊTRE LÀ, À L'AVANT, ET NE RIEN LOUPER »
Quel est ton regret ?
Quand tu ne gagnes pas et que tu es un sprinteur, tu dois toujours réfléchir. Tu visualises encore dans ta tête les choses que tu peux faire. J'étais une roue derrière Leitao, il y avait Mavric Beaune dans sa roue. Quand j'ai viré, j'avais le choix d'être dans le vent mais d'être côte-à-côte, avec le risque d'exploser à la fin. Mais ça basculait en faux plat descendant, donc j'ai un peu plus pris les roues pour relancer, mais c'était difficile en étant déjà dans le lactique. Je n'avais pas trop les jambes donc je n'ai pas pu passer, mais on ne peut pas changer les choses après la course.
À quoi t'attendais-tu sur cette course ?
Il y avait des moments stratégiques, on a vraiment lancé la course avec d'autres équipes, il y avait Nantes aussi qui avait pris le lead dans les petites bosses. On avait dit que ça allait se passer comme ça. On a insisté car tout le monde était un peu dans le dur. Ça n'a pas débranché pendant pas mal de temps. On avait pris un groupe avec Noah Bogli, j'avais l'impression que ça pouvait aller au bout, il y avait Leitao avec un coéquipier, et un mec de MBH Bank, mais il ne passait pas, donc ça gênait un peu la collaboration. Je pense qu'il manquait un mec de Nantes car c'était eux qui roulaient derrière.
Tu as peut-être lâché des cartouches à ce moment-là...
Peut-être que ça a gâché un peu d'énergie pour le sprint à la fin, mais Leitao était aussi là. En Classe 2, je préfère être là, à l'avant, et ne rien louper. Même si tu es un petit peu plus cramé à la fin, c'est mieux parce que tu ne sais jamais où ça peut aller. Un jour pas comme un autre, ça peut aller au bout, et si tu es derrière, tu as beaucoup plus de regrets.
« EN CLASSE 2, LE MOMENT STRATÉGIQUE PEUT ÊTRE PARTOUT »
Quel regard tu portes sur ton début de saison ?
C'était plutôt bien, c'est très différent. Ça frotte beaucoup moins, c'est beaucoup plus facile de se placer, c'est propre. Même à Bessèges, tu peux rester où tu veux dans le peloton, tu n'as pas le risque de tomber, et c'est juste au moment stratégique où tu sais que ça va être la guerre. Mais en Classe 2, tu ne sais jamais quand ça part. Le moment stratégique peut être partout. J'ai fait quelques Top 20 à Bessèges, je pense que c'est bien pour apprendre. C'est bien pour commencer la saison, on va continuer comme ça. J'ai quelques regrets au Samyn, j'ai eu des problèmes mécaniques. Je pense que c'était une course qui pouvait être très bien pour moi. Maintenant j'ai hâte des Classe 1 qui arrivent, avec la Roue Tourangelle, Adélie et Paris-Camembert. C'est cool de pouvoir aller en Classe 2 pour essayer de chercher la gagne, et en Classe 1 pour apprendre.
Tu as d'ailleurs décroché un podium à Lillers...
Oui, j'étais content, c'est la deuxième fois que je fais 3e à Lillers. J'aime bien ce sprint massif, ce ne sont pas des grands trains qui amènent le sprint, c'est du placement. Au final ce sont deux mecs de ProTeam qui m'ont battu (Jules Hester et Matys Grisel, qui est en réalité dans la WorldTeam de Lotto-Intermarché, NDLR), aujourd'hui c'est pareil. Du coup, j'espère qu'un jour j'aurai cette chance d'être en ProTeam.
Comment se passe ton adaptation dans ta nouvelle équipe ?
C'est incroyable, c'est du luxe avec le camper quand tu arrives en Classe 2, c'est autre chose. En Classe 1, on est encore parmi les petites équipes, mais quand tu arrives en Classe 2, et que tu vois des gars avec le siège etc, je me dis que j'ai de la chance d'être dans une équipe comme ça, avec le bon matos, des mécaniciens, deux assistants, c'est top. On ne se met pas de pression sur le résultat, mais on fait déjà un très bon début de saison, avec beaucoup de mecs différents qui vont faire des résultats, et je pense que c'est important pour l'ambiance dans l'équipe.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

