« J'avais besoin d'un peu plus de temps » : Angus Stoneham, de Picnic à Dijon

Crédit photo Nicolas Berriegts - DirectVelo

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Angus Stoneham espère lancer sa saison. Après des premiers jours de course plutôt discrets, le Britannique du SCO Dijon-Team Matériel-velo.com prend le temps de s'acclimater à la France. "Je n’ai pas eu le meilleur hiver. J’ai été malade et j’ai changé d’environnement. Il faut un peu de temps pour s’adapter. Mais maintenant j’ai déménagé à Dijon, avoir de la stabilité va m’aider. J’ai déjà fait quelques courses. Je sens que la forme va venir rapidement. J’espère pouvoir montrer quelque chose cette saison et faire mes preuves", ambitionne-t-il. Sa seule connaissance de l'Hexagone remonte à ses années Juniors où il a été amené à courir dans le pays. "J’ai toujours bien aimé. J’ai toujours pensé que ça me convenait plutôt bien. Les courses amateurs sont un peu différentes, mais je trouve qu’il y a quelque chose de sympa là-dedans, ça me plaît".


« J'AI EU UNE BLESSURE ASSEZ SÉRIEUSE PENDANT UN AN ET DEMI »

Venu de la Conti du Team Picnic-PostNL, Angus Stoneham n'aura passé que deux saisons dans cet univers professionnel. "C'est très intéressant de côtoyer des gens de l'équipe pro. Ici à Dijon, c’est un environnement très différent. Je pense qu’il y a plus de libertés qu’avec Picnic. Donc j’ai envie d’en profiter pleinement. Et peut-être rejoindre à nouveau une structure professionnelle". Mais même s'il a aimé cette expérience, des problèmes de hernie discale et de sciatique l'ont gêné, avant de déboucher sur une opération. "J’ai eu une blessure assez sérieuse pendant un an et demi. Ça m’a mis beaucoup de pression pour performer en très peu de temps. Je pense qu’ils aimaient mon potentiel, mais il y a tellement de coureurs, notamment jeunes... J’avais besoin d’un peu plus de temps avant de passer au niveau supérieur. Mais ils m’ont aidé malgré tout".

Alors Angus Stoneham a cherché où rebondir. "Mon agent parle français et je sais que quelques Britanniques sont déjà venus à Dijon, c'est une bonne équipe. Beaucoup passent professionnels en France, ça a toujours été une option intéressante. Dijon peut m’apporter ce dont j’ai besoin cette saison. Ils m’ont bien accueilli, c'est très important". Le garçon originaire des Chilterns, entre Londres et Oxford, doit encore apprendre la langue de Molière. "Je ne connais pas encore bien le français, j’essaie juste d’apprendre ce dont j’ai besoin pour les courses. On verra jusqu’où je peux apprendre. Je veux surtout pouvoir bien fonctionner en course et ne pas être désavantagé par la langue".

VENU AU VÉLO À 16 ANS SEULEMENT

Pour le moment, Angus Stoneham ne se met pas dans une case mais s'interroge sur son profil. "Je suis plutôt polyvalent. Je grimpe assez bien, je suis aussi bon contre-la-montre. Mais je ne suis pas forcément le meilleur dans un domaine précis, j’aime penser que je suis un bon coureur complet avec de bonnes données physiques. Je découvre encore mon profil parce que je n’ai pas beaucoup couru en Espoirs à cause de ma blessure. Les courses françaises avec des petites bosses me conviennent bien". Dans le Buckinghamshire, d'où il est originaire, il trouve un terrain de jeu qui lui va bien. "Il y a plein de petites collines là-bas, c’est un bel endroit". Mais il ne peut compter que sur lui pour progresser. "Je n’ai pas d’athlètes de haut niveau dans ma famille. Je suis le premier. C’est quelque chose de nouveau pour moi".

Venu au cyclisme assez tard, entre 15 et 16 ans, Angus Stoneham a touché à plusieurs sports avant de trouver sa voie. "Je faisais un peu de course à pied, mais plutôt au niveau régional. J’étais un enfant sportif, je faisais un peu de tout. Je ne pensais pas me spécialiser ou devenir professionnel dans un sport. Mais les choses évoluent et j'aime me fixer des objectifs". Il en aura un à Paris-Roubaix. "Je ne l’ai pas encore abordé sérieusement. Je l’ai fait l’an dernier mais sans la même liberté. Je ne sais pas encore comment je vais m’en sortir sur une classique comme ça, mais ce sera une bonne expérience. Pour la suite, je suis intéressé par les courses nationales et Dijon a la chance de participer à beaucoup de courses UCI. J’aimerais réussir une grosse performance cette année". Peut-être dès ce samedi, à la Classic Loire-Atlantique.

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