Thomas Garel : « Ça m’a sorti de ma zone de confort »

Crédit photo Manu Legros - Cycle Poitevin

Crédit photo Manu Legros - Cycle Poitevin

Thomas Garel semble parti sur les mêmes bases que son année 2025. Sous ses nouvelles couleurs de Mayenne-Monbana-Rapido, il a remporté, ce dimanche, le Grand Prix de Buxerolles après une course maîtrisée tactiquement du début à la fin. Le coureur de 24 ans confirme après un exercice passé où il a brillé. ‘‘C’est une bonne chose. C’est toujours important de gagner en Élite dès le début de saison. Ça lance bien l’année, d’autant que ce n’est pas une période où je suis habituellement au mieux de ma forme. Mais depuis peu, c’est un de mes meilleurs amis qui m’entraîne et il m’a proposé beaucoup de travail en PMA et davantage d’intensité. Ça m’a sorti de ma zone de confort’’, analyse-t-il auprès de DirectVelo.


Accompagné de seulement deux équipiers sur la ligne de départ, il s’est retrouvé seul représentant de son équipe, dans un groupe de 25 coureurs à l’avant. ‘‘Ce n’est pas toujours évident quand on a l’habitude de courir en collectif. Beaucoup d’équipes étaient représentées donc je n’ai pas fait d’efforts superflus’’. Des efforts en moins qui lui ont bien servi quand il s’est extirpé avec quatre autres coureurs dans le dernier tour. ‘‘On s’est bien entendus et la victoire s’est jouée dans la dernière montée, longue de 700 mètres. C’était un effort lactique plus qu’un vrai sprint, ce qui me convenait bien’’.

« LA FORME MONTE PROGRESSIVEMENT ET ÇA SE VOIT DANS LES RÉSULTATS »

Sa victoire confirme sa montée en puissance. “J’ai repris à l’Essor Basque. J’arrivais à faire la course, mais pas encore à jouer la gagne, il m’en manquait un peu. Ensuite, j’ai enchaîné les Top 15, puis depuis le début des classiques bretonnes, ça va mieux. La forme monte progressivement et ça se voit dans les résultats”. En plus des résultats individuels, Thomas Garel se sent pleinement intégré dans sa nouvelle formation. “J’ai choisi d’intégrer Mayenne-Monbana-Rapido pour avoir un calendrier plus dense qu’à Cholet. Là-bas, ça se passait très bien, mais il manquait des courses de Classe 2 et la Coupe de France N1. Ça faisait déjà quelques années qu’on était en contact, donc c’était logique de signer ici. On a une belle équipe, l’entente est bonne et ça se voit dans les résultats, avec plusieurs coureurs qui performent chaque week-end”.

Le Vendéen ne fait pas une fixette sur un avenir chez les professionnels. “Je vois ça comme un bonus. Mon objectif, c’est d’abord de gagner des courses en Élite et de donner le meilleur de moi-même. Si je passe pro, ce sera une belle récompense et le début d’une nouvelle étape". Pour cela, il faudra bien performer sur les courses à venir. “La semaine prochaine, je serai au Bousquet ainsi qu’aux Boucles Guégonnaises. La semaine suivante, je participerai au Tour de la Charente Limousine”. Mais ses gros objectifs de la saison arrivent un peu plus tard. "Le mois de mai va être important, avec deux manches de Coupe de France qui comptent beaucoup pour moi, puis l’Essor Breton qui s’enchaîne. Il y aura aussi le Championnat de France à La Tour-du-Pin, avec un circuit qui me donne envie". Une échéance qui peut changer une carrière.

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