« Je me devais de refaire quelque chose » : Théo Barret prend sa revanche sur ses terres

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo
Théo Barret a pris samedi dernier avec beaucoup d’envie le départ du Grand Prix de Saint-Étienne Loire Activ’Réseaux. “Je me suis entraîné tout l’hiver sur ce parcours, à imaginer les scénarios qui pouvaient se produire. Sans hésitation, c’est pour nous la course la plus importante de l’année”, reconnaît auprès de DirectVelo le sociétaire de l’EC Saint-Étienne Loire et du Pôle espoirs de Saint-Étienne.
Il avait “une petite revanche à prendre” après avoir été victime d’un ennui mécanique en 2025 alors qu’il était dans la bonne échappée. “Ça m'avait empêché de jouer la gagne, se remémore-t-il. J’avais fait quelque chose de bien l’an dernier, alors cette année je me devais de refaire quelque chose”. Et Théo Barret a été au rendez-vous sur le parcours tracé sur les hauteurs de Saint-Étienne.
« UN BEAU RÉSULTAT »
La course a mis du temps à se décanter. “Elle n’a pas été assez durcie dans la Gachet, analyse-t-il. C’était ouvert, on était une cinquantaine à basculer à chaque fois en haut du col. Il y avait du niveau, avec beaucoup d’équipes bien représentées”. Et une belle météo qui n’a pas avantagé dans un premier temps les offensives. “On aurait aimé une course plus débridée mais c’est la météo qui fait la course ici”, estime Corentin Ville, le directeur sportif de l’ECSEL.
Parti à 45 kilomètres de l’arrivée avec Camille Alric-Thouvenin (Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme), Niccolo Muraro (GS Giovani Giussanesi) n’a jamais été revu. “Ils ont pris jusqu’à 1’20’’ d’avance. L’Italien était vraiment fort”, reconnaît Théo Barret. Sorti en contre dans la sixième et dernière montée du col de la Gachet, il a terminé aux portes du Top 5. “On n’était pas venus chercher une 6e place, il y a donc un peu de regret mais ça reste un beau résultat car j’ai essayé d’aller gagner. On était sur nos terres, on se devait de tout donner, dit le coureur originaire des Monts du Lyonnais. Je suis donc assez content de ma course”. Tout comme son directeur sportif était satisfait du comportement de ses protégés. “On a été actifs. Le bilan est bon avec une 6e place et un classement annexe remporté (les points-chauds avec Julien Faugeron, NDLR). Concernant Théo, je ne suis pas surpris qu’il fasse un bon résultat. C’est un très bon grimpeur”.
« JE NE ME METS PAS TROP LA PRESSION »
Théo Barret reconnaît ne pas être le plus à l’aise quand il s’agit de jouer des coudes pour se placer. “Je ne suis pas un grand frotteur. J’étais handicapé l’an passé sur des courses où ça frottait vraiment. Mais j’avais fait quelques bons résultats, j’avais gagné en Open et eu un Top 10 en UCI, indique le 8e d’une étape de la Gipuzkoa Klasika. Il ne me manquait plus qu’à confirmer cette année, même si ce n’est pas facile car on a une plus grosse pancarte sur les courses. J’espère que ça va continuer comme ça”.
Il a notamment coché le Tour d'Ambert Livradois Forez U19 et les courses UCI disputées dans le Dévoluy. “Mais je ne me mets pas trop la pression”, conclut-il.
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