« J'avais un sacré coup de retard » : comment Louis Chaleil a renversé la situation

Crédit photo James Odvart - DirectVelo

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Louis Chaleil a eu beau partir "avec un sacré coup de retard", le coureur de la réserve de Decathlon CMA CGM est arrivé à l'heure sur la ligne d'arrivée de la Youngster Coast Challenge à Coxyde pour monter sur le podium de la course 1.2U. La course est en effet partie plein pétrole de Bredene. Le vent pousse et casse le peloton. Il reste encore 141 kilomètres quand la bonne échappée s'envole. "Je n'étais pas très bien placé quand ça sort dans les bordures sur la partie vent de trois quarts dos. Et là j'ai vu qu'on n'avait personne devant", déclare le coureur à DirectVelo

Mais l'échappée où figure le futur vainqueur Elliott Boulet n'aura jamais une minute d'avance et reste à portée de fusil. Louis Chaleil tente alors de faire le bond à moins de 80 kilomètres de l'arrivée avec Federico Savino. "Dans les monts, quand on est ressortis avec le mec de Soudal, on n'a pas fait la jonction facilement, parce que ça roulait vite. Mais ils n'étaient pas très très loin, donc ça nous a permis de rentrer, et après de rouler avec eux jusqu'à l'arrivée".

« JE COURAIS SUR TOUT LE MONDE »

Avec le peloton sur les talons, l'échappée se joue la gagne. "J'ai eu peut-être un peu peur de manquer la victoire car ça fait longtemps que je n'ai pas pu jouer à l'avant sur une course, donc je courais un peu sur tout le monde", précise-t-il. Le coureur de 20 ans se méfie du tandem de la Groupama-FDJ United : Eliott Boulet et Victor Loulergue. "J'ai réussi à me retrouver assez bien placé dans le dernier virage, un tout petit peu loin, pour lancer mon sprint. Et là j'ai tout donné jusqu'à l'arrivée. J'ai vu que je remontais, je remontais, je remontais, mais Eliott était vraiment très rapide. Il mérite sa victoire, ils ont très bien couru toute la journée à l'avant". 

La dernière fois qu'il était passé sur la ligne d'arrivée de Coxyde, c'était pour la dernière étape de la Keizer der Juniores en 2024, quand il portait le maillot de leader. "La Belgique, c'est un pays que j'aime bien et qui m'aime plutôt bien aussi", sourit-il. Louis Chaleil aura encore une fois l'occasion d'éprouver son amour pour la Belgique dimanche au Grand Prix Monseré (1.1). "L'objectif, c'est de continuer à apprendre, ce n'est pas parce que je fais deuxième ici, que le chemin est fini". 

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