Course folle et plan à l'eau, mais Eliott Boulet et la Groupama-FDJ United s'imposent

Crédit photo James Odvart - DirectVelo
La Groupama-FDJ United a retrouvé la victoire sur le Youngster Coast Challenge. Il y a quatre ans, Jensen Plowright et Paul Penhoët avaient signé le doublé sur l'épreuve belge, une journée que Jérôme Gannat n'avait pas oubliée au moment du briefing. "J'avais dit le scénario de 2022 aux coureurs, parce que le vent était identique. C'était un vent de nord-est. Mais ils étaient arrivés à 60 au sprint, alors que là, ils sont arrivés à onze", sourit le directeur sportif, qui avait prévu un coup de bordure... avant que le vent ne se fasse plus discret que prévu. "C'est un scénario qu'on a rarement vu à Youngster, parce qu'il n'y avait pas vraiment beaucoup de vent. On avait bien ciblé le kilomètre 30, sur la petite route ça pouvait bordurer".
Au sein du peloton, les coureurs protégés comme Eliott Boulet et Victor Loulergue sont attentifs à ce moment clé. "On savait avec Victor qu'il fallait partir. On voulait qu'il y ait du vent. Il y en avait un peu, mais ça n'a pas vraiment borduré. En revanche ça a attaqué à la place, alors on est sortis au bout de 40 bornes". Lancés dans une journée de folie aux avant-postes, le duo de la Groupama-FDJ United est accompagné d'une dizaine d'autres costauds. "On n'a jamais eu trop d'avance, mais Victor a couru chez les amateurs, il connaît un peu mieux le vélo, il a plus d'expérience. Du coup il organisait le groupe, et on arrivait à jouer avec le peloton".
« JE NE SAVAIS PAS SI LE TRAVAIL DE L'HIVER ALLAIT PAYER »
Derrière le peloton, Jérôme Gannat transpire à grosses gouttes dans la voiture, car les kilomètres défilent et l'écart ne décolle pas. "On avait nos deux meilleurs coureurs, ceux qui étaient prévus pour le final, à l'avant. Si ça rentrait, on n'aurait pas eu énormément de possibilités, c'était stressant parce qu'ils n'ont jamais eu la minute. Mais ils ont bien géré". À une vingtaine de kilomètres du but, le peloton est même sur les talons du groupe de tête. "Dans le final c'était un peu chaud, on a failli se faire reprendre, mais je n'ai pas paniqué. J'avais un peu peur des deux qui sont arrivés plus tard, Louis Chaleil et Federico Savino", concède Eliott Boulet.
Mais le Breton a finalement imposé sa pointe de vitesse, comme il l'avait fait au Circuit des Plages Vendéennes en début de saison, chez les amateurs. Une petite revanche pour lui qui est resté sur sa faim sur le week-end dans le Nord. "Je voulais absolument gagner entre les 100 Communes et Lillers, mais je n'avais pas de très bonnes jambes. Je n'ai pas fait grand-chose. J'ai fait un Top 10, et je ne savais pas si le travail de l'hiver allait vraiment payer. Là, je voulais absolument faire un bon truc au Youngster, c'est la première course Espoir et beaucoup de gens regardent ça, la prochaine sera seulement Roubaix". Une autre course qui convient à ses qualités, mais d'abord, Eliott Boulet va faire une pige avec la WorldTeam, sur la Roue Tourangelle et à Paris-Camembert.
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