« J'ai dû chasser tout le monde » : Rafe Cushway a joué les équipiers de luxe

Crédit photo Amelco Gohin - caphotographies.fr

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La grande carcasse de Rafe Cushway ne passe pas inaperçue dans le peloton et le coureur du Véloce Vannetais n'est pas du genre à se cacher derrière son petit doigt pour assumer ses responsabilités. Samedi dernier, dans le Trophée Louison-Bobet, quand deux de ses coéquipiers, Thibault Ortega Martin et Emile Vaugrenard, figuraient dans l'échappée, il n'a pas été économe de ses efforts. "J'ai dû chasser tout le monde qui voulait les rattraper. J'en ai fait pas mal dans la course, je ne m'attendais pas à pouvoir faire un sprint à la fin", commente-t-il pour DirectVelo.

En effet, derrière les trois derniers échappés, Rafe Cushway se classe 2e du sprint du peloton. "On a vraiment roulé fort dans le peloton. J'espérais que ça rentre, mais malheureusement, ça n'est pas revenu. Les conditions météo ne nous ont pas aidés à rentrer, analyse-t-il. C'est dommage, mais je suis quand même très content de la cinquième place et de celle de meilleur Breton", ajoute le Morbihannais.

ENVIE DE CHAMPIONNATS INTERNATIONAUX SUR PISTE

Le vainqueur d'étape du Tour de l'Eure 2025 a terminé la saison dernière dans le vélodrome de Loudéac pour le Championnat de France sur piste de l'Avenir. Il en est reparti avec des médailles en poursuite, individuelle et par équipes. Rafe Cushway nourrit des ambitions internationales sur le bois cette année. "Pourquoi pas les Championnats du Monde ou les Championnats d'Europe Juniors".

Sur route, le coureur de 18 ans a un grand objectif. "J'ai pour ambition de passer chez les professionnels. Je sais que ça va être dur, mais j'ai confiance en moi, mon coach et tout mon entourage aussi". Son frère Maximilian est déjà dans la Conti de la Groupama-FDJ United. "Mais le plus important, c'est l'envie de m'amuser". Pour atteindre cet objectif, le grand Breton sait ce qu'il devra démontrer ces prochaines semaines. "Obtenir des résultats ou juste montrer que je peux bouleverser une course. Plus que le résultat, une course en échappée ou un coup de force ou un bon rôle d'équipier, ce sont tous des choses qui peuvent aider". Mais Rafe Cushway ne veut surtout pas se mettre martel en tête. "Je ne me mets pas de pression là-dessus. C'est simplement quelque chose qui pourrait se passer, on ne sait jamais". La meilleure solution pour éviter cette pression : "garder le plaisir sur le vélo".

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