Stefan Bissegger : « Je ne suis pas inquiet, ça va venir »

Crédit photo Florian Frison / DirectVelo

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Une poignée de mains ferme avec son directeur sportif Luke Rowe, et quelques mots qui font toujours plaisir de la part du directeur sportif britannique. « Beau boulot cette semaine mec ! On se voit à l’E3 ». Stefan Bissegger a pu se rapprocher de sa meilleure forme, en vue des Classiques, à l’occasion d’une semaine très dense sur Paris-Nice. “Au niveau de la forme, ça n’a pas été l’idéal car j’ai chuté sur l’Omloop, et je suis tombé un peu malade après UAE. Les deux combinés m’ont empêché d’être au top du top, relatait-il auprès de DirectVelo vendredi dernier, mais je n’en suis quand même pas très loin. Je ne suis pas inquiet, ça va venir assez vite”.


Était-il déçu de ne pas avoir accompagné Daan Hoole plus longtemps lors du fameux chrono par équipes du début de semaine ? La victoire aurait-elle pu être envisageable avec une gestion différente ? “On voulait rouler très fort, faire un pacing très agressif. Au final, peut-être que ça aurait été mieux que je reste un peu plus longtemps avec lui. Mais on s’est parlé à l’oreillette, j’ai demandé s’il fallait en garder un poil ou si je devais mettre tout ce qu’il me restait à ce moment-là et on est parti sur cette option-là. J'ai donc pris mon dernier relais très fort et je me suis écarté. C’était un pari à prendre”.

PARIS-ROUBAIX TOUT EN HAUT DE LA LISTE

Stefan Bissegger a donc été “retardé dans le processus par les maladies et les chutes” mais pas de quoi s’inquiéter outre mesure. “Je reste confiant. J’ai perdu une quinzaine de jours par rapport à ce qui était prévu mais ce Paris-Nice va me permettre de bien revenir”. Alors que l’équipe cartonne sur tous les types de courses, ressent-il une certaine pression avant de devoir lui-même performer ces prochaines semaines sur son terrain de prédilection ? “Non, pas du tout. On marche tous bien ensemble. Si les bons résultats de l’équipe devaient provoquer quelque chose, ce serait surtout positif en réalité, une sorte de boost supplémentaire”.

Comme tous les ans, le rouleur suisse a coché d’une énorme croix rouge sur son calendrier la journée de Paris-Roubaix. “C’est mon plus grand objectif de l’année. Ce sera pour moi et Daan (Hoole) dans l’équipe”, précise-t-il avant de développer les ambitions de la WorldTeam française sur les plus grosses flandriennes. “Sur le Tour des Flandres, ce sera peut-être un peu plus dur pour nous, il faudra voir ce qu’il est possible de faire. Et pour Gand-Wevelgem, on pourrait faire un beau truc aussi si Tobias (Lund Andresen) vient. Ce serait possible de jouer la gagne avec lui s’il est là. Dans tous les cas, je pense qu’on va faire de bons trucs sur les Classiques”.

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