Jonas Vingegaard : « Lenny est un bon gars, je suis content pour lui »

Crédit photo Florian Frison / DirectVelo

Crédit photo Florian Frison / DirectVelo

Jonas Vingegaard avait les crocs cette semaine sur Paris-Nice. Après avoir écrasé la course en milieu de semaine, le Danois avait prévenu qu’il ne comptait pas se contenter de deux succès d’étapes. Le changement de parcours de ce samedi l’a empêché de briguer un nouveau succès, alors qu’il aurait été le grand favori pour gagner en haut de la longue montée d’Auron. Il restait  tout de même au maillot jaune une toute dernière opportunité devant l’Allianz Riviera, ce dimanche après-midi. Après avoir fait travailler ses coéquipiers toute la course, le double vainqueur du Tour de France comptait finir le travail en espérant se débarrasser de tout le monde dans la Côte de Linguador. Mais il est tombé sur un Lenny Martinez particulièrement solide, qui n’a jamais lâché la roue puis l’a battu au sprint dans la dernière ligne droite. Pas de quoi changer grand-chose au très bon bilan de Jonas Vingegaard, qui ajoute (enfin) « la Course au Soleil » à son palmarès.


DirectVelo : Tu n’as pas réussi à gagner cette dernière étape…
Jonas Vingegaard : C’était une grosse journée encore une fois, ça a roulé à bloc de bout en bout. On a essayé de contrôler la course toute la journée pour jouer la victoire d’étape. J’espérais gagner, c’était le but. Mais Lenny (Martinez) était très fort, et il a fait un gros sprint. Il mérite cette victoire. J’ai sûrement fait une petite erreur, j’ai lancé de trop loin. Mais Lenny est un bon gars, je suis content pour lui.

« JE PLACE CETTE COURSE TRÈS HAUT DANS LA HIÉRARCHIE »

N’as-tu pas été surpris qu’il parvienne à te suivre dans la Côte de Linguador ?
Je suis monté très fort. Je ne suis pas encore au top de ma condition mais je n’en suis vraiment pas très loin. S’il a pu me suivre, c’est qu’il était très costaud. Il mérite de gagner, encore une fois. C’est un coureur très solide, mais je le savais déjà, je ne l’ai pas découvert aujourd’hui (dimanche).

L’essentiel était de remporter Paris-Nice, une course que tu n’avais pas encore réussi à dompter jusqu’à présent ! 
Je place cette course très haut dans la hiérarchie des courses cyclistes. Je n’avais jamais réussi à l’accrocher à mon palmarès et sincèrement, ça me tenait à cœur de le faire. Je suis particulièrement heureux d’ajouter cette ligne à mon palmarès, c’était mon Everest en quelque sorte (sourire). Ça ne marchait pas jusque-là mais ça y est, c’est fait.

« JE PEUX ÊTRE ENCORE UN PEU MIEUX »

Place désormais au Tour de Catalogne…
C’est aussi l’une des plus grosses courses du calendrier, très prestigieuse également. C’est une bonne préparation pour le Giro aussi. J’espère bien y figurer encore une fois. Je suis déjà très bien mais je peux être encore un peu mieux. On verra ce que ça va donner mais j’ai bon espoir de jouer encore la gagne là-bas.

Tu pourras te frotter à une grosse concurrence en Espagne !
Bien sûr, c’est toujours sympa de se frotter à Remco (Evenepoel) mais aussi Joao Almeida. Les montées étaient plus courtes ici. Là-bas, ce sera différent, avec des montées plus longues, des efforts différents. Je vais pouvoir continuer de monter en puissance, de bien travailler, du moins je l’espère. Mais pour l’instant, je vais déjà profiter de cette victoire sur Paris-Nice qui me fait très plaisir. C’était une semaine pleine, il s’est passé énormément de choses, pas toutes très marrantes, mais j’ai aimé quand même (rire).

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Jonas VINGEGAARD