« Il ne faut rien lâcher jusqu’à Nice » : Alex Baudin en soutien de Georg Steinhauser pour un podium

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O

Georg Steinhauser a tenu bon. Après avoir réalisé une excellente opération mercredi dans une étape qui fera date, l’Allemand n’a pas perdu de temps sur ses concurrents pour une place sur le podium, ce jeudi, sur les routes accidentées de la Haute-Ardèche. Ainsi, voilà toujours le leader d’EF Education-Easy Post sur le podium provisoire de Paris-Nice à trois journées de la fin de l’épreuve. “C’est encore long mais vu sa forme, c’est possible. Il marche bien et ça devient clairement l’objectif”, relatait son coéquipier français, Alex Baudin, auprès de DirectVelo après l’arrivée. Ce dernier a lui aussi tenu le groupe des favoris - derrière Jonas Vingegaard - jusqu’au bout et a tâché d’épauler au mieux le maillot blanc de meilleur jeune.


“J’étais inquiet ce matin, l’écart avec des mecs comme (Kévin) Vauquelin n’est pas très important. Mais j’ai réussi à tenir, à rester avec les mecs, et ça me donne de la confiance pour les jours à venir”, s’est pour sa part félicité Georg Steinhauser, plus que jamais convaincu qu’il est capable de monter sur la boîte dimanche. “Hier (mercredi), c’était une étape particulière. Mais là, ça s’est fait à la patte et j’ai pu suivre, c’est bien”, se rassure-t-il. L’Allemand ne cache pas qu’il a désormais une stratégie simple : ne plus lâcher la roue arrière de Kévin Vauquelin, qui le suit à 19” au général.

UNE COURSE DE SURVIE

“C’est sûr que ce n’est pas fait mais on peut y arriver ! Il ne faut rien lâcher jusqu’à Nice”, reprend un Alex Baudin impressionné par l’exigence de cette semaine de compétition. “Je découvre la façon de courir ici, c’est mon premier Paris-Nice. Je me rends compte que c’est une course de survie, par élimination, où il faut éviter les chutes et les maladies. Ça enlève beaucoup de mecs au fur et à mesure, c’est quelque chose…”.

Lors de cette cinquième journée de course, le Savoyard a dû se faire violence. “C’était dur pour tout le monde, j’imagine. C’est parti à fond, j’ai eu du mal à mettre en route. J’avais les jambes dures, j’ai eu peur, mais je crois que c’était le cas de tous les autres aussi. Ça s'est débloqué sur la fin. Il m’en a manqué un peu pour basculer avec les mecs sur la pente raide mais ça reste bon signe, la forme est bonne”. Nul doute que Georg Steinhauser compte sur l’appui d’Alex Baudin jusqu’à dimanche.

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