Jonas Vingegaard : « Si je peux en gagner d’autres… »

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O
Jonas Vingegaard avait annoncé la couleur quelques minutes avant le départ de l’étape. Bien qu’ayant écrasé la course la veille dans des conditions dantesques, le Danois n’était certainement pas rassasié et comptait bien remettre le couvert d’ici la fin de Paris-Nice, pour sa course de reprise. Et il l’a fait dès ce jeudi en profitant des pentes à plus de 10% de la côte de Saint-Jean-de-Muzols, s'offrant un raid en solo pour s’en aller cueillir un deuxième bouquet, cette fois-ci sur les routes ensoleillées de l’Ardèche. Largement au-dessus de la concurrence, le leader de la Visma-Lease a Bike compte une avance abyssale au général, à en dégoûter ses dauphins. Et ce n’est peut-être pas terminé, comme il l’a expliqué en conférence de presse, en présence de DirectVelo. Entretien.
DirectVelo : Tu as emprunté des routes qui ne t’avaient pas porté chance l’an passé…
Jonas Vingegaard : C’était complètement différent cette fois-ci. L’an passé, la météo n’était pas bonne alors que cette fois-ci, on a eu un beau soleil. J’ai ressenti quelque chose d’étrange pendant la course, ça m’a vraiment parlé, j’ai eu le sentiment que c’est par ici que j’étais tombé et on m’a confirmé, après coup, que c’était bien ici.
Tu y as donc pensé pendant la course ?
Oui, j’y ai pensé. C’est sympa de prendre une revanche, en quelque sorte. L’équipe a été incroyable pour maintenir l’écart avec une échappée qui était pourtant imposante et solide. Puis ils m’ont ramené vers l’avant et m’ont parfaitement déposé. Je n’avais plus qu’à finir le travail.
« J’AVOUE AVOIR ÉTÉ SURPRIS »
Tu prouves que tu es déjà en excellente condition malgré les péripéties de l’hiver…
Comme je l’avais déjà dit, ce n’était pas grand-chose, en réalité. Le problème, c’est plutôt que c’est arrivé au mauvais moment, juste avant l’UAE Tour. Il était compliqué d’envisager reprendre là-bas dans ces conditions et c’est la raison pour laquelle j’ai fait le choix, en concertation avec l’équipe, de plutôt privilégier une reprise sur Paris-Nice. Mais ce n’était pas une question de condition physique. C’est juste devenu plus logique.
As-tu été surpris par les écarts que tu as pu créer encore une fois ce jeudi ?
Je n’ai pas directement creusé un gros écart. C’est plutôt dans l’avant-dernière montée que le trou s’est fait. J’avoue avoir été surpris lorsque l’on m’a annoncé l’écart… Mais c’est super, ça m’offre une marge importante au général. Je me sens bien et j’espère que ce sera suffisant pour tenir jusqu’au bout maintenant.
« SANS DOUTE PAS TRÈS LOIN DE MA MEILLEURE CONDITION SUR UN DÉBUT DE SAISON »
Penses-tu avoir déjà affiché une telle condition physique sur un mois de mars ?
C’est toujours difficile à dire, à comparer. Il y a deux ans, c’était pas mal non plus (il avait remporté ses deux premières courses de la saison, O Gran Camino puis Tirreno-Adriatico, NDLR). Mais c’est vrai que ça va très bien et que je ne suis sans doute pas très loin de ma meilleure condition sur un début de saison. Il n’y a pas à se plaindre.
Souhaites-tu décrocher encore une ou plusieurs autres victoires d’étapes d’ici dimanche ou vas-tu désormais être davantage dans le contrôle avec ton équipe ?
Si je peux en gagner d’autres… Je le ferai, bien sûr. J’adore gagner des courses. On est là pour ça, on court pour ça. C’est un sentiment unique de lever les bras sur la ligne. L’équipe veut gagner aussi, ce n’est pas que moi (sourire). Cela dit, on a laissé beaucoup d’énergie sur la route lors de ces deux dernières étapes alors il faudra voir… La priorité est bien évidemment de ramener le maillot jaune à Nice mais si on peut encore gagner, on le fera.
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