« On est de retour » : INEOS Grenadiers frappe fort et marque son territoire

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O
Les mots de Geraint Thomas sont lourds de sens et témoignent du bonheur de l’ancien vainqueur du Tour de France, désormais directeur sportif au sein de la formation INEOS Grenadiers. “Je ne m’attendais pas à être aussi stressé et pourtant, c’était quelque chose d’être derrière dans la voiture… Je suis fier de ce que j’ai vu, fier des gars”. Ce mardi, la WorldTeam britannique a remporté le chrono par équipes de Paris-Nice, aussi redouté qu’attendu par nombre d'athlètes, adeptes de l'exercice ou non. “Tout le monde était totalement impliqué, ça a été une performance collective énorme”, se réjouit encore le Gallois.
UN RENDEZ-VOUS COCHÉ DEPUIS DES MOIS
Si Juan Ayuso (Lidl-Trek) et Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) sont annoncés comme les deux grands favoris à la victoire finale, les Britanniques ont sans doute l’équipe la plus solide collectivement cette semaine sur « la Course au Soleil », eux qui sont venus avec un monstre à trois têtes, Oscar Onley, Carlos Rodriguez et Kévin Vauquelin étant sur le papier chacun capables de jouer la victoire finale. “Ce chrono était un vrai objectif, une journée que nous avions cochée depuis le début de l’année. C’était d’abord de l’apprentissage avec certains coureurs qui arrivent dans l’équipe, il fallait travailler la cohésion et au final, le résultat n’est vraiment pas mauvais n’est-ce pas ?”, souriait encore Geraint Thomas au micro d’Eurosport, dans la zone d’arrivée.
Alors que, comme désormais de coutume sur une poignée de chronos par équipes ces dernières années, le temps était pris de façon individuelle et non sur le quatrième ou cinquième homme, c’est le Normand installé à Nice Kévin Vauquelin qui s’est chargé d’établir la marque de référence et le meilleur temps sur la ligne d’arrivée de Pouilly-sur-Loire, dans la Nièvre. “J’étais vraiment impatient de me tester avec l’équipe. Je savais que ça pouvait tourner à notre avantage. Ça a bien marché, on est vraiment content de prouver que l’on a bien travaillé l’exercice tout l’hiver. On peut être très fiers de nous, du travail qui a été fait. On a été très solidaires”.
PRIVÉ DU MAILLOT JAUNE POUR UNE HISTOIRE DE BONIFS
Tout de même “plus stressé” qu’à son habitude pour un chrono par équipes, l’ancien leader d’Arkéa-B&B Hôtels a pu s’appuyer tant sur “la force de Joshua (Tarling) que sur l’expérience de Kwiatko (Michal Kwiatkowski) et c’est un vrai plus (...). C’est clairement ce que je recherchais en rejoignant l’équipe”. S’emparer du maillot jaune aurait été la cerise sur le gâteau mais il en est privé pour deux secondes par l’Espagnol Juan Ayuso, bien inspiré d’être allé chercher quatre secondes de bonifications la veille alors que la Lidl-Trek n'a terminé qu'à deux secondes des INEOS Grenadiers ce jour. “J’aurais bien voulu prendre le maillot mais il faut regarder devant”, prévient Kévin Vauquelin, conscient que le meilleur arrive peut-être cette semaine.
Et en regardant encore plus au loin, Geraint Thomas est lui aussi très excité à l’idée de voir son équipe jouer les tous premiers rôles un peu partout sur le calendrier, comme l’avait aussi imaginé le Monégasque Victor Langellotti auprès de DirectVelo en début de saison. “On a connu deux années plus compliquées mais on est de retour, prévient l’ancien pistard. Ce n’est que le début, il y a encore beaucoup de boulot à faire mais on a une superbe équipe, des mecs très forts, un bon staff. On a de gros objectifs et de grands rêves”.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs


