Paris-Nice : TotalEnergies, une équipe diminuée mais volontaire

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O

Plus que jamais, Paris-Nice est un rendez-vous primordial de la première partie de saison pour la formation TotalEnergies. D’abord parce que la ProTeam vendéenne s’est vu refuser bon nombre d’invitations pour des courses WorldTour à l’étranger, à commencer par les épreuves italiennes qui se disputent actuellement de l’autre côté des Alpes : Strade Bianche, Tirreno-Adriatico et Milan-San Remo. Mais également parce que Jean-René Bernaudeau et Stéphane Heulot sont actuellement à la recherche d’un nouveau sponsor titre pour poursuivre l’aventure en 2026. Briller sur les épreuves phares du calendrier pourrait aider les deux hommes dans leurs démarches.


TROIS HOMMES FORTS SUR LA TOUCHE

Contrairement à d’autres formations qui répartissent leurs forces, le Team TotalEnergies a simplement placé tous les hommes qu’elle considère comme étant les meilleurs et les plus en forme du moment sur l’épreuve. Malheureusement, plusieurs leaders de l’équipe remplissent actuellement l’infirmerie. Jorgan Jegat, blessé de longue date et qui n’a toujours pas repris la compétition cette année, mais aussi le grimpeur Nicolas Breuillard et le sprinteur Emilien Jeannière, tous deux initialement annoncés sur ce Paris-Nice mais qui ont dû renoncer à cause d’une chute à l’entraînement pour le premier et d’un virus pour le second.

Bien que diminués, et face aux plus grosses armadas mondiales, les Vendéens ont une nouvelle fois fait le choix de miser sur l’offensive, ce dimanche, lors de la première étape de « la Course au Soleil ». Avec l’envie d’aller décrocher le premier maillot à pois de la course, comme ils l’avaient fait l’an passé avec Alexandre Delettre, premier porteur du paletot, avant que son coéquipier Thomas Gachignard ne le ramène sur la Promenade des Anglais, à Nice.

MATHIS LE BERRE N’A RIEN PU FAIRE FACE À CASPER PEDERSEN

Cette fois-ci, c’est Mathis Le Berre, appelé de la dernière heure en remplacement d’Emilien Jeannière, qui s’y est collé. Dans une échappée fournie de six éléments, le Breton est malheureusement pour lui tombé sur un os en la personne du Danois Casper Pedersen (Soudal Quick-Step). “Il était clairement plus fort que moi dans les montées, il avait plus de punch”, a objectivement constaté l’athlète de 24 ans après la course. Sa fugue en compagnie de cinq autres solides a bien failli piéger les sprinteurs mais le peloton est finalement revenu dans les tous derniers kilomètres. “On a tenté et on y a cru. Quand l’écart est remonté à 1’40”, on s’est dit que c’était possible mais bon, ça ne l’a pas fait… La grande route à cinq bornes de la ligne nous a fait mal”.

Une fois la jonction opérée, c’était au Francilien Anthony Turgis, qui évoluait pratiquement à domicile sur cette étape inaugurale, de jouer. Le lauréat de l’étape de Troyes, il y a deux ans, sur le Tour de France, croyait en ses chances au sprint mais il n’a jamais trouvé l’ouverture. “J’ai accroché une roue et j’ai dû lancer le sprint en deux fois. Le problème, c’est qu’une fois que tu perds de la vitesse, tu ne peux pas revenir comme ça…”, relatait-il après la course auprès de sa formation. “Ça va finir par sourire un jour”, assure-t-il, confiant, alors que c'est l'Américain Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) qui l'a emporté et fait coup double lors de cette journée inaugurale. Ce lundi, la deuxième étape tracée entre Epône et Montargis devrait sourire aux purs sprinteurs, et l’absence d’Emilien Jeannière pourrait bien se faire ressentir dans les rangs du Team TotalEnergies, qui tentera sûrement une fois encore d'animer la course. 

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