Premier succès UCI pour Jules Hesters, le jour de l'anniversaire de son père

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo

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Après plusieurs places d’honneur dans des épreuves UCI, Jules Hesters a enfin trouvé l’ouverture. Le sociétaire de Team Flanders-Baloise s’est imposé ce dimanche lors du Grand Prix de Lillers (1.2). Au terme d’un sprint massif, le pistard belge a devancé le Français Matys Grisel et le Britannique Alfred George.


Pour la ProTeam flamande, il s’agit de la troisième victoire de la saison après les succès d’étape de Tom Crabbe sur l’Étoile de Bessèges et sur le Tour d'Andalousie. Un résultat qui vient récompenser une réaction collective attendue au lendemain d’une prestation décevante sur le Tour des 100 Communes.

DIRK DEMOL A RÉVEILLÉ SES TROUPES

Le message du directeur sportif Dirk Demol était clair dimanche matin. "J’ai rappelé chacun à ses responsabilités. Je voulais voir un bloc soudé. La veille, mon équipe ressemblait à du sable dispersé", précisait-il sur le site de la formation belge.


La course n’a pourtant pas été simple pour l’équipe belge, qui a rapidement perdu Noah Vandenbranden, victime de douleurs au dos. Dans le final, Milan Van Den Haute s’est chargé d’un important travail de poursuite pour maintenir les échappés à portée de peloton, tandis que le reste de l’équipe restait groupé en vue du sprint.

"J’étais dans la voiture 20 et je devais suivre l’arrivée de loin. Quand j’ai entendu le nom de Jules Hesters à la radio, cela a été une énorme libération, raconte Dirk Demol. Ce n’était pas une véritable engueulade samedi soir, mais tout le monde avait compris que cela devait changer. Aujourd’hui, les coureurs ont répondu avec les jambes".

« LA MER S'EST OUVERTE DEVANT MOI »

Dans le final, Jules Hesters n’était pourtant pas censé jouer sa carte personnelle. "Je ne me sentais pas vraiment bien, j’ai un petit rhume, expliquait-il après la course. Je voulais me sacrifier pour Nolan Huysmans, qui a aussi une bonne pointe de vitesse. Mon objectif était de l’emmener dans le dernier kilomètre, mais il a perdu ma roue".

À 300 mètres de la ligne, la situation s’est soudainement débloquée. "La mer s’est ouverte devant moi. J’ai lancé à pleine vitesse et personne n’est revenu". Une victoire d’autant plus symbolique qu’elle intervient le jour de l’anniversaire de son père. "C’est ma première victoire UCI et c’est le jour des 57 ans de mon père. Cela rend ce 8 mars 2026 très spécial", savoure celui qui va maintenant essayer de confirmer ce premier succès sur des courses plus hupées comme la Nokere Koerse ou la Bredene Koksijde Classic. 

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