« C'est un peu frustrant » : Paul Conor, 113 kilomètres en tête et repris aux 600 mètres

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Ils sont partis à deux à 114 kilomètres de l’arrivée. Paul Conor (Vendée U-Primeo Energie) et Mathis Guérinel (Charvieu-Chavagneux IC) ont compté jusqu’à 4 minutes d’avance sur un peloton longtemps peu désireux à mener la chasse ce dimanche lors de la Vienne Classic, première manche de la Coupe de France N1. Habitué des longues chevauchées depuis le début de saison, le coureur de 22 ans est parti seul à 10 kilomètres du but, faisant ainsi passer l’écart de 10 à 30 secondes. Mais il a finalement été ramené à la raison à 600 mètres de la ligne d’arrivée. Et c’est au sprint que Lucas Mainguenaud (VC Villefranche Beaujolais) s’est imposé devant Lucas Menanteau, qui a chuté juste après la ligne. Même si la victoire n’est pas au bout, le Vendée U-Primeo Energie est le premier leader de la Coupe de France grâce à cette 2e place. Paul Conor est revenu sur sa journée pour DirectVelo.


DirectVelo : Avais-tu prévu de partir si loin de l’arrivée ?
Paul Conor : On arrivait à mettre pas mal de coureurs dans les coups en début de course. C’était une bonne chose car il y avait une course de mouvements. Puis sur la partie dure du circuit, ça a cadenassé. Aucune équipe ne voulait faire la course… J’avais vu que Charvieu était très actif alors qu’ils avaient un bon sprinteur avec Lucas Boniface. On les avait ciblés parmi les équipes à accompagner alors je suis parti avec Mathis Guérinel.

« PAS DE REGRET »

Tu as été surpris de ne partir qu’à deux ?
Je pensais que ça allait bouger derrière mais ça a fait rideau. On a pris jusqu’à quatre minutes d’avance. On a essayé de gérer au mieux. Je savais qu’en arrivant sur le circuit final avec près de 2 minutes d’avance, ça pouvait mettre du temps à revenir. Je ne me sentais pas au top au début de la course mais plus ça passait, plus ça se débloquait.

As-tu imaginé qu’il était possible de gagner ?
J’y ai un peu cru dans le dernier tour car on avait encore plus de 1’20’’ d’avance. Je me disais qu’une chute pouvait tout désorganiser derrière. C’est pour ça que j’essayais de motiver Mathis jusqu’au bout.

Tu es parti tout seul à 10 kilomètres de l’arrivée…
À la sortie de Pouillé, on n’avait plus que 10 secondes d’avance. Dans le faux plat vent de face, j’y suis allé en me disant “on ne sait jamais”, même si c’était plus pour l’honneur. Il m’en restait quand même pas mal. J’ai réussi à recreuser l’écart et à prendre 30 secondes d’avance. Mais face aux équipes de sprinteurs, les six derniers kilomètres étaient un peu longs et pas à mon avantage. Je ne pouvais pas faire grand-chose face à l’inertie du peloton. C’est un peu frustrant même si je n’ai pas de regret.

« 2E, C’EST QUAND MÊME BIEN »

Lucas Menanteau va faire 2e au sprint, avant de chuter… 
On a un peu la poisse depuis le début de la saison avec des blessés et des malades. Je ne vais pas m'avancer mais Lucas (Menanteau) sera peut-être indisponible ces prochaines semaines. On était venus pour gagner mais 2e, c’est quand même bien.

L’équipe est en tête de la Coupe de France N1. Quelle importance cela a-t-il ?
La Coupe de France, c’est le fil rouge de la saison. C’est important pour les partenaires et pour l’équipe car c’est déterminant pour le nombre de places au Championnat de France. On a envie de bien figurer au classement donc c’est important de bien débuter. Mais avec la chute de Lucas, il y a de la déception. On espère que ça ne sera pas trop méchant.

Cette manche confirme le bon début de saison de l’équipe…
On était prudent jusqu’à ce week-end car jusque-là, les courses étaient moins importantes. Et là, on était sur une manche N1 et deux Classe 2. Hier au Tour des 100 Communes, on a mis un coureur dans le Top 10, deux dans les 20. La saison est bien lancée et ce week-end le confirme.

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