Tom Pidcock n’est pas intimidé par Tadej Pogacar

Crédit photo Xavier Pereyron / DirectVelo

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Ce n’est pas un scoop ; Tom Pidcock n’a pas froid aux yeux. Après avoir titillé Tadej Pogacar l’an passé sur les Strade Bianche - il avait tenu la roue jusqu'à 19 km de l'arrivée -, le Britannique compte bien devancer le Champion du Monde, samedi prochain, sur les chemins blancs de Toscane. Solide pour sa reprise en Espagne - 3e du Tour de Murcie, 2e de la Clasica Jaen - qui proposait un parcours similaire à celui de la Classique italienne - puis 3e du Tour d’Andalousie après en avoir remporté la dernière étape -, le vététiste s’est en revanche loupé sur le Nieuwsblad. Mais pas de quoi inquiéter le responsable de la performance chez Pinarello Q36.5, Kurt Bogaerts. “Nous avons commis quelques erreurs là-bas”, concède-t-il auprès de nos confrères de Wielerflits, précisant ainsi que son poulain a attrapé froid lors de ce week-end d’ouverture du calendrier belge, la faute notamment à de mauvais choix vestimentaires durant la semi-Classique. 


Rien d’alarmant cependant pour un Tom Pidcock qui s’est depuis envolé pour l’Italie et a déjà reconnu une première fois le final des Strade Bianche ce mardi, et qui n’a “pas été perturbé” par cette mauvaise journée sur le Nieuwsblad, toujours selon Kurt Bogaerts. Reste que le lauréat de l’édition 2023 des Strade Bianche va devoir, une nouvelle fois, se coltiner un certain Tadej Pogacar et devra réaliser une performance XXL s’il veut espérer pouvoir lever les bras sur la grande place aux rues pavées de Sienne, la Piazza del Campo. “Il faut bien faire avec, non ? Je trouve très bien que Pogacar soit là sur toutes les plus grosses courses du calendrier. Il n’y a pas à se plaindre”, reprend le Belge, qui pour rappel accompagnait déjà Tom Pidcock chez INEOS Grenadiers par le passé. “Je suis persuadé que quelque chose de beau est possible”.

Il est ainsi inenvisageable de faire le moindre complexe d’infériorité au moment de se présenter sur l’épreuve italienne samedi. Et Tom Pidcock - qui aura un programme chargé jusqu'aux Ardennaises - ne compte pas se contenter d’un rôle de suiveur. “Tom a été le premier à attaquer l’an dernier. Pas forcément dans l’intention d’anticiper mais simplement parce que c’est ce qui lui convenait le mieux. Il sait parfaitement se gérer en fonction de ses sensations le Jour-J. Il n’hésitera pas à refaire la même chose s’il en ressent l’envie et l’utilité”. En ayant tout de même conscience que le Champion du Monde pourrait partir d’encore plus tôt, ou lancer un Isaac Del Toro en éclaireur et forcer la concurrence à faire le travail. “Peut-être que nous finirons par subir un autre scénario”. Mais pas question d’en faire une fatalité.

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