VC Rouen 76 : « Un hiver compliqué »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Victoires en Coupe de France N1, au Challenge DirectVelo par équipes, en Classe 2 avec Ilan Larmet et Jean-Louis Le Ny au Tour de Bretagne et au Kreiz Breizh Elites ainsi que trois coureurs - Esteban Foucher, Matthew Fox et Léandre Huck - envoyés chez les professionnels, le VC Rouen 76 a réalisé une saison quasi parfaite en 2025. L’équipe a beaucoup changé pendant l’intersaison avec neuf recrues et l’arrivée de Sébastien Havot et Clément Carisey pour renforcer le staff. Pour DirectVelo, Jean-Philippe Yon fait le point sur l’hiver, le début de saison et les ambitions de sa formation.
DirectVelo : Dans quel état d’esprit l’équipe a-t-elle débuté la saison ?
Jean-Philippe Yon : On veut être performant le plus possible et projeter un maximum de coureurs à un niveau supérieur. Il ne faut pas s’endormir sur nos lauriers, on doit essayer de rester au top. L’équipe est bonne sur le papier mais on a vécu un hiver compliqué, avec des blessés (Ivann Ravaleu et Enzo Lesueur, NDLR), des grippes, des gastros et la neige. Le mois de janvier a été catastrophique en termes d’entraînement. Avant les premières courses, on savait qu’on n’était pas spécialement prêt mais on a quand même eu de la réussite. On a gagné deux courses, aux Plages Vendéennes et aux Boucles du Haut-Var. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. L’équipe n’est pas à 100%.
Est-ce que ça t’inquiète ?
C’est toujours embêtant mais ça ne m’inquiète pas car je sais pourquoi. On a des coureurs qui ont été malades puis ont dû faire derrière avec la neige. Janvier est un mois crucial en termes de préparation. C’est celui où on fait beaucoup de volume, et là ça a été très light. Il faudra peut-être attendre mi-mars pour que l’équipe tourne à plein régime.
« ÊTRE TRÈS PÉDAGOGUE AVEC LES EX-PROS »
Il y a eu neuf arrivées pendant l’intersaison. Comment le recrutement a-t-il été établi ?
Ce n’est jamais facile de recruter. On essaie toujours d'équilibrer pour avoir dans le groupe des sprinteurs, des grimpeurs, des rouleurs… Je suis content d’avoir notamment pu prendre des jeunes comme Sacha Coyot ou Arthur Alexandre qui s'intègrent très bien dans le groupe. Nous donnons aussi la chance à des coureurs qui sont en échec par rapport au monde professionnel. C’est le cas de Swann Gloux et Antoine Hue. Ils ont répondu présent tous les deux directement, c’est une très bonne chose. Anatole Leboucher est aussi une bonne pioche. Il a un énorme potentiel et veut se donner les moyens de réussir.
Avec également Donavan Grondin, tu as trois coureurs qui arrivent des professionnels. Comment faut-il les gérer ?
Il faut être très pédagogue avec les ex-pros. Ils ont surtout besoin de retrouver beaucoup de plaisir. Je mets l’accent là-dessus avec eux. Ils doivent s’amuser. Dino (Donavan Grondin) vit un début de saison compliqué sur la route mais il n'y a pas de panique. Il a repris du plaisir sur la piste. C’est important pour lui. Il a déménagé pour revenir dans le Grand Ouest. Il n’a quasiment pas roulé la semaine avant les Plages. Il va se remettre en route tranquillement. On sait que c’est un gros potentiel.
Il y a aussi eu quelques changements dans le staff...
Nous avons voulu redynamiser le staff. Pascal (Carlot) a pris un rôle de manager. L’équipe grandit, il faut structurer les choses. On ne peut pas être partout. Sébastien Havot est arrivé comme directeur sportif. Il connaît bien la maison pour avoir couru deux années dans l’équipe, il faisait du bon boulot avec Hexagone l’an passé. Pour Clément Carisey, on voulait avoir plus de maîtrise sur l’entraînement et avoir un minimum d’entraîneurs extérieurs. Il avait très bien travaillé par le passé avec Killian Théot et de mon côté, ça matchait très bien avec lui. Il a aujourd’hui une belle responsabilité dans le groupe.
« ON N’A PAS ENVIE DE RÉGRESSER »
Quelles sont les ambitions pour cette saison ?
On s’est lancé un défi par rapport à la Coupe de France. On veut la remporter trois fois de suite. Ça sera une motivation pour la saison. On espère regagner en Classe 2. Nous avons réussi à le faire deux fois l’an passé. C’est important de le refaire. Il y a aussi le Challenge DirectVelo qui est un fil conducteur. C’est un élément de motivation et même d’émulation au sein du groupe. J’aime bien m’en servir. Il détermine bien la hiérarchie du cyclisme français aussi bien individuellement que par équipes. Par ailleurs, nous aurons treize jours de courses en Classe 1. On espère mettre à cette occasion nos coureurs à la lumière des médias pour leur donner un avenir.
Est-ce que ça sera possible de faire aussi bien que l’an passé ?
On n’a pas envie de régresser, on est des compétiteurs. Moi le premier, j’ai envie qu’on reste en haut de l’affiche avec les garçons. Mais ça reste du sport, chaque saison c’est un nouveau groupe et une nouvelle aventure. Il y a donc des incertitudes. On va faire le maximum pour rester les meilleurs. L’année dernière, la saison a été incroyable mais il n’y a rien d’écrit. Quand je vois l’hiver qu’on vient de passer, on n’attaque pas la saison de la meilleure des façons.
DirectVelo : Dans quel état d’esprit l’équipe a-t-elle débuté la saison ?
Jean-Philippe Yon : On veut être performant le plus possible et projeter un maximum de coureurs à un niveau supérieur. Il ne faut pas s’endormir sur nos lauriers, on doit essayer de rester au top. L’équipe est bonne sur le papier mais on a vécu un hiver compliqué, avec des blessés (Ivann Ravaleu et Enzo Lesueur, NDLR), des grippes, des gastros et la neige. Le mois de janvier a été catastrophique en termes d’entraînement. Avant les premières courses, on savait qu’on n’était pas spécialement prêt mais on a quand même eu de la réussite. On a gagné deux courses, aux Plages Vendéennes et aux Boucles du Haut-Var. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. L’équipe n’est pas à 100%.
Est-ce que ça t’inquiète ?
C’est toujours embêtant mais ça ne m’inquiète pas car je sais pourquoi. On a des coureurs qui ont été malades puis ont dû faire derrière avec la neige. Janvier est un mois crucial en termes de préparation. C’est celui où on fait beaucoup de volume, et là ça a été très light. Il faudra peut-être attendre mi-mars pour que l’équipe tourne à plein régime.
« ÊTRE TRÈS PÉDAGOGUE AVEC LES EX-PROS »
Il y a eu neuf arrivées pendant l’intersaison. Comment le recrutement a-t-il été établi ?
Ce n’est jamais facile de recruter. On essaie toujours d'équilibrer pour avoir dans le groupe des sprinteurs, des grimpeurs, des rouleurs… Je suis content d’avoir notamment pu prendre des jeunes comme Sacha Coyot ou Arthur Alexandre qui s'intègrent très bien dans le groupe. Nous donnons aussi la chance à des coureurs qui sont en échec par rapport au monde professionnel. C’est le cas de Swann Gloux et Antoine Hue. Ils ont répondu présent tous les deux directement, c’est une très bonne chose. Anatole Leboucher est aussi une bonne pioche. Il a un énorme potentiel et veut se donner les moyens de réussir.
Avec également Donavan Grondin, tu as trois coureurs qui arrivent des professionnels. Comment faut-il les gérer ?
Il faut être très pédagogue avec les ex-pros. Ils ont surtout besoin de retrouver beaucoup de plaisir. Je mets l’accent là-dessus avec eux. Ils doivent s’amuser. Dino (Donavan Grondin) vit un début de saison compliqué sur la route mais il n'y a pas de panique. Il a repris du plaisir sur la piste. C’est important pour lui. Il a déménagé pour revenir dans le Grand Ouest. Il n’a quasiment pas roulé la semaine avant les Plages. Il va se remettre en route tranquillement. On sait que c’est un gros potentiel.
Il y a aussi eu quelques changements dans le staff...
Nous avons voulu redynamiser le staff. Pascal (Carlot) a pris un rôle de manager. L’équipe grandit, il faut structurer les choses. On ne peut pas être partout. Sébastien Havot est arrivé comme directeur sportif. Il connaît bien la maison pour avoir couru deux années dans l’équipe, il faisait du bon boulot avec Hexagone l’an passé. Pour Clément Carisey, on voulait avoir plus de maîtrise sur l’entraînement et avoir un minimum d’entraîneurs extérieurs. Il avait très bien travaillé par le passé avec Killian Théot et de mon côté, ça matchait très bien avec lui. Il a aujourd’hui une belle responsabilité dans le groupe.
« ON N’A PAS ENVIE DE RÉGRESSER »
Quelles sont les ambitions pour cette saison ?
On s’est lancé un défi par rapport à la Coupe de France. On veut la remporter trois fois de suite. Ça sera une motivation pour la saison. On espère regagner en Classe 2. Nous avons réussi à le faire deux fois l’an passé. C’est important de le refaire. Il y a aussi le Challenge DirectVelo qui est un fil conducteur. C’est un élément de motivation et même d’émulation au sein du groupe. J’aime bien m’en servir. Il détermine bien la hiérarchie du cyclisme français aussi bien individuellement que par équipes. Par ailleurs, nous aurons treize jours de courses en Classe 1. On espère mettre à cette occasion nos coureurs à la lumière des médias pour leur donner un avenir.
Est-ce que ça sera possible de faire aussi bien que l’an passé ?
On n’a pas envie de régresser, on est des compétiteurs. Moi le premier, j’ai envie qu’on reste en haut de l’affiche avec les garçons. Mais ça reste du sport, chaque saison c’est un nouveau groupe et une nouvelle aventure. Il y a donc des incertitudes. On va faire le maximum pour rester les meilleurs. L’année dernière, la saison a été incroyable mais il n’y a rien d’écrit. Quand je vois l’hiver qu’on vient de passer, on n’attaque pas la saison de la meilleure des façons.
