« Donnez-moi une longue montée » : Adam Howell attend les courses escarpées

Crédit photo Aurélien Regnoult / DirectVelo
Adam Howell est dans le rythme en ce début de saison. Le coureur de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme a terminé dans le Top 10 d’une manche des Boucles du Haut-Var puis au Grand Prix de Puyloubier. “Les jambes n'étaient pas super à Puyloubier, donc je suis vraiment très content du résultat. Nous avons travaillé en équipe pendant la course mais je suis juste déçu de ne pas avoir pu lancer Léo (Busson) parce que moi je ne sais pas sprinter, alors que lui oui. Toutes ces relances en sortie de virage, ça me tue. Je ne suis pas capable de faire ça. Donnez-moi une longue montée, ça me va, mais sprinter, non”, sourit-il auprès de DirectVelo. Le Britannique se définit comme un grimpeur qui aime aussi le contre-la-montre. “Je suis plutôt à l’aise sur des efforts de 10 à 20 minutes. Donc les longues montées me conviennent bien”.
« C’EST L’ENDROIT IDÉAL »
Il s’est relevé l’an passé en remportant une étape du Tour de la Manche avant de finir 5e du général. Il avait confirmé pendant l’été avec une 3e place lors de l’Estivale Bretonne. Pendant l’intersaison, il a fait le choix de quitter l’équipe Muc-Off SRCT Storck pour rejoindre la France et Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme. “Au Royaume-Uni, la scène cycliste n’est pas bonne du tout en ce moment. Beaucoup de courses sont annulées faute de participants, et en Angleterre les gens n’aiment pas vraiment les cyclistes”.
Adam Howell a franchi la Manche avec la volonté de franchir le Rubicon. “Je veux aller aussi loin que possible dans ce sport. Je sais qu’ici, c’est l’endroit idéal pour ça. La France et cette équipe sont incroyables”.
SUR LA ROUTE APRÈS LE COVID
2026 sera pour lui une saison d’apprentissage. “C’est tellement différent des courses au Royaume-Uni. Évidemment, je veux gagner des courses, mais j’ai encore beaucoup trop à apprendre avant de pouvoir réellement le faire”. Actuellement dans sa dernière année Espoir, le coureur de 21 ans a en tête de bien faire en mai prochain lors de la Ronde de l’Isard (2.2U).
Originaire du comté du Surrey, à une heure à l’ouest de Londres, il est venu au vélo par le VTT. “Je faisais des balades avec mon père ou avec des amis. On faisait des sauts en forêt et ce genre de choses”. Puis le COVID est arrivé et il a commencé à vraiment rouler en VTT pour rester en forme. “J’ai aimé ça. Alors j’ai acheté un vélo de route, puis j’ai rejoint un club local, qui m’a orienté vers la compétition. On m’a demandé : « Tu veux essayer la course ? » J’ai répondu : « Oui, d’accord. » Et j’ai progressé petit à petit”. Au point qu’il a désormais quitté son pays pour en faire, à l’avenir, son métier.
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