« Je peux encore y croire » : Bauke Mollema, la dernière danse

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

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Il est pro depuis 2008, affiche un palmarès imposant - 18 succès - comprenant deux victoires d’étapes sur le Tour de France, une étape du Tour d’Espagne, le Tour de Lombardie ou encore la Clasica San Sebastian, et il vient de lancer ces dernières semaines sa 19e et dernière saison chez les pros. À 39 ans, Bauke Mollema tient toujours la forme et souhaite profiter de ses derniers tours de roue parmi l'Élite, au sein de la Lidl-Trek, où il évolue depuis 2015. “Je compte bien m'amuser lors de cette dernière saison”, souriait-il auprès de DirectVelo, samedi dernier, en marge de la Classic Var.


Avant de se rendre sur le week-end dit “06-83”, le Néerlandais était également venu participer au Tour de la Provence, mais la pluie diluvienne qui était tombée le premier jour l’avait contraint à vite renoncer. “Ce n’est plus de mon âge ça, il faisait un peu trop froid là-bas”, rigole celui qui se doit de calculer davantage que lors de ses meilleures années.

Pour autant, la passion est intacte après deux décennies au plus haut niveau. “J’aime toujours courir, m’entraîner, et tout ce qui gravite autour. Au-delà de la pratique, je reste simplement un grand fan de cyclisme et de sport en règle générale”, assure l'ancien coureur de la Rabobank, qui a vu sa discipline évoluer ces dernières saisons avec l’avènement de jeunes coureurs de plus en plus précoces. 

« ÇA DEVIENT DE PLUS EN PLUS DUR »  

“Bien sûr, le cyclisme a changé, les jeunes ont pris le pouvoir et c’est de plus en plus vrai depuis ces cinq dernières années. Ils ont un niveau super élevé très jeunes. Mais je suis toujours là, et je peux leur apporter mon expérience de temps en temps”, se félicite l’ancien 2e d’un Tirreno-Adriatico, c’était en 2015 derrière le Colombien Nairo Quintana. “Quand je suis en bonne condition, je peux encore y croire et espérer jouer devant sur certaines courses”.

Malgré tout, le rôle de Bauke Mollema au sein de la WorldTeam allemande a logiquement bougé au fil des saisons. “Ça devient de plus en plus dur de jouer devant alors mon rôle a changé, d’autant qu’on a un grand nombre de coureurs très forts dans l’équipe. Je suis majoritairement équipier désormais, c’est normal”. Pas question de totalement renoncer à aller chercher un dernier gros résultat pour autant, histoire de mettre un terme à sa longue carrière en beauté.

“L’an dernier, j’ai fait une belle fin de saison entre les Classiques et un Mondial où j’ai pu jouer ma carte”, rappelle Bauke Mollema, très bon 3e de Gran Piemonte après avoir terminé 8e du Tour de Grande-Bretagne. “Là en ce début de saison, je ne suis pas au niveau affiché l’automne dernier, mais la saison est encore longue. Pour l’instant, je sers surtout de guide de route étant donné que je connais bien les routes du coin dans le sud de la France”, conclut avec le sourire celui qui réside à Monaco et venait donc sur l’ancien Tour du Haut-Var en voisin.

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