90 coureurs au Tour des 4B : « Il faut que ça serve de leçon »

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

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La Coupe de France N2 s'ouvre ce dimanche à l’occasion du Tour des 4B Sud Charente. 161 kilomètres figurent au programme entre Baignes et Touverac. Ils devraient être… 90 coureurs au départ. Aux 15 équipes labellisées en N2, l’organisation aurait bien voulu ajouter quelques N3 de l’ouest de la France. Mais Benjamin Didou n’a pu en trouver en raison de la tenue le même jour de la première manche de la Coupe de France N3, le Tour de l’Ardèche Méridionale.


L’organisateur de l’épreuve lancée en 2019 est aujourd’hui dans l'incompréhension. Il assure avoir appris la tenue d’une manche N3 le jour où la Fédération Française de Cyclisme a dévoilé publiquement le calendrier. “J’ai été mis devant le fait accompli, confie à DirectVelo Benjamin Didou. Quand tu organises, tu fais en sorte que tout soit carré. Par ailleurs, on était ouvert à tout mais la FFC m’avait proposé la date du 1er mars. Tu fais confiance aux instances dans le choix de la date car elles ont une vision globale. C’est pour ça qu’il y a des comités départementaux, régionaux et la FFC au-dessus. On nous a dit qu’on allait pouvoir inviter des équipes mais il y a la réalité du terrain. C’est rare d’avoir des clubs qui font deux fronts et encore moins avec une équipe compétitive pour une Coupe de France”.

« LA PYRAMIDE N’EST PAS RESPECTÉE »

Il regrette le timing. “La labellisation et les calendriers se font tard alors qu’on doit postuler pendant la saison précédente. On ne connaît les clubs labellisés que depuis la mi-janvier. Les délais sont très courts. Il y a des choses illogiques. La pyramide n’est pas respectée, avec plus de N1 que de N2. On se retrouve avec deux Coupes de France le même jour, dont une pour les N2 qui est la division avec le moins d’équipes”.

Benjamin Didou indique avoir cherché des solutions pour avoir un plateau plus fourni. “J’ai ouvert le choix des possibles et on ne m’a pas donné de solution”. Il n'a par exemple pas eu la possibilité d’ouvrir la course aux Juniors ni de passer de six à sept coureurs par équipes. “Avoir 90 coureurs sur une Coupe de France, ce n’est pas une bonne chose ni pour la course ni la fédération”.

« LES ORGANISATEURS MÉRITENT LE RESPECT »

Il rappelle qu’organiser une course de vélo entraîne beaucoup de responsabilités. “Est-ce que ça vaut le coup d’organiser avec tout ce que ça implique pour seulement 90 coureurs ?, s’interroge-t-il. Je veux simplement dresser un constat qui est triste. Je ne pense pas qu’à notre organisation. Les organisateurs méritent le respect. Il faut que ça serve de leçon et que ça ne se reproduise plus”.

L'organisateur de 26 ans se pose des questions sur l’avenir de sa course, qui a été le théâtre d’une manche de la Coupe de France N1 en 2024. “Sur le même lieu, on organise une UFOLEP avec 150 coureurs chaque année. Elle ne nous coûte rien, on gagne même de l’argent et ça ne prend pas de temps à organiser…  Je mettrai mon temps personnel ailleurs. Là, je vais investir de mon temps en prenant une semaine de congés et en dépensant de l'argent en prenant l’avion et le train (Il vit dans le Var, NDLR). Si mes demandes ne sont pas écoutées, on ira faire autre chose avec les 20 000 euros de budget de la course”. 

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