Mathias Sanlaville, aux bons souvenirs de Régusse

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC
Le clin d'œil aurait été encore plus sympa s’il était monté sur la boîte. Samedi dernier, Mathias Sanlaville a terminé à une solide 4e place lors de la Classic Var, après avoir brillé sur les mêmes routes… chez les amateurs, un an plus tôt, lorsqu’il avait remporté deux manches des Boucles du Haut-Var. “J’y ai pensé ! On est passés à Régusse pendant la Classic Var, à quelques mètres de l’endroit où j’avais levé les bras l’année dernière. J’ai reconnu le coin et j’y ai pensé toute la course. En plus, les conditions étaient similaires à celles de l’an passé. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à retrouver ces paysages-là”, relate après coup, auprès de DirectVelo, le sprinteur de la formation CIC Pro Cycling Academy. “C’était clairement une motivation supplémentaire car j’ai de bons souvenirs ici. Et c’est vrai que symboliquement, pouvoir briller sur la Classic Var un an plus tard, en tant que pro, pouvait être le symbole que j’ai passé un beau cap”.
FRUSTRÉ À BESSÈGES ET EN PROVENCE
Mentalement, l’athlète de 23 ans avait besoin d’un premier résultat de référence chez les pros, après avoir été privé du moindre emballage massif de référence sur l’Etoile de Bessèges ou lors du Tour de la Provence. “On a eu des conditions dantesques plusieurs fois et ça ne l’avait pas fait pour moi. C’était important de pouvoir, cette fois-ci, marquer le coup et montrer au groupe que l’on peut me faire confiance”.
“Quasi sûr”, dès la veille, que l’épreuve arriverait au sprint, Mathias Sanlaville était prêt à jouer devant. “On était à l’hôtel à côté et j’avais pu repérer le final la veille. J’avais tout analysé, de quel côté prendre le dernier rond-point en fonction du vent etc”. Mais une fois en situation de course, il est toujours compliqué de reproduire à la perfection ce qui avait été imaginé au préalable. “Chaque sprint est différent. J’ai essayé de garder à l'œil Jason Tesson et Phil Bauhaus. J’ai bien respecté le plan mais il m’en a manqué un petit peu”.
CAP AU NORD
Avec “un meilleur placement et davantage de confiance”, Mathias Sanlaville est persuadé que le podium était accessible lors de cette épreuve finalement remportée par Jason Tesson. “C’est le début de saison, je dois prendre mes automatismes. La moindre petite erreur de timing se paie cash, ça ne se joue à rien”. Avec un peu de recul, il a réfléchi aux points à améliorer lors des sprints à venir. “Je me suis refait le film et j’ai analysé le final. En manoeuvrant différemment, c’était possible. C’est frustrant de passer si près d’un premier podium chez les pros mais il y aura d’autres occasions de faire mieux”.
Le voilà plus que jamais convaincu qu’il est capable de jouer la gagne chez les pros, et ce dès cette première année complète parmi l’Élite. “Tant qu’on ne l’a pas fait, on ne peut pas avoir la certitude que c’est faisable. Mais je m’étais déjà rassuré l’année dernière avec mes sprints à Isbergues et au Tour de Vendée, où j’avais fini aux portes du Top 10. Ça m’avait déjà rassuré une première fois mais là, c’est encore autre chose. Ça fait vraiment plaisir”. Prochains rendez-vous bien plus au Nord, lors du Tour des 100 Communes et du GP de Lillers, où il visera la victoire.
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