Swann Gloux : « Ça fait bizarre de rejouer la gagne »

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

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Swann Gloux était partagé ce samedi à l’arrivée du Grand Prix de la Métropole Aix-Marseille-Provence. “J’ai quelques regrets. Je suis un peu frustré même si c’est encourageant. Ce n'est pas la période où je suis le mieux habituellement mais là il faut que je marche toute l’année”, a-t-il confié à DirectVelo après avoir pris la 2e place de l’épreuve organisée autour de Puyricard.

« C'ÉTAIT UN PEU LA LOTERIE »

Le pensionnaire du VC Rouen 76 n’a pas manqué le groupe de huit coureurs partis à un peu plus de 70 kilomètres de l’arrivée. Alors qu’ils étaient encore six à pouvoir espérer la victoire dans le final, les derniers kilomètres ont été très tactiques. “Il y avait beaucoup d’attaques, c’était un peu la loterie”. Parti au niveau de la flamme rouge, Valentin Rudel a su tirer le bon numéro. “On est restés à 20 mètres de lui, ça a roulé un peu puis ça s’est relevé quand on a tourné à droite aux 400 mètres”.

Avec le vent de face, personne n’a voulu lancer derrière le sociétaire du Team Vittel-N’side. “J’ai pris mes responsabilités mais un peu trop tard. Si j’avais lancé 50 mètres avant, je pense que c‘était bon. Il m’a manqué un peu de confiance. Ça fait bizarre de rejouer la gagne. Chez les professionnels, j’étais équipier”, rappelle l’ancien coureur de la Conti d’Arkéa-B&B Hôtels, vainqueur tout de même en Élite l’an dernier d'une manche du Challenge Mayennais.

« MARCHER » SUR LES COURSES UCI

Après l’arrêt de la formation bretonne, avec laquelle il était toujours sous contrat en 2026, Swann Gloux a pris la décision de poursuivre sa carrière pour ne pas avoir de regrets. Il a choisi le VC Rouen 76 sans hésiter. “L’équipe a un super programme de courses. Je connaissais des coureurs et Jean-Philippe Yon, le DS. Je voulais vraiment venir ici”.

S’il compte bien être en forme toute la saison, le garçon de 22 ans a coché la période mai-juin pour se distinguer. “On aura de grosses courses, c’est là où il faudra être performant”. Son but est de repasser professionnel après une année 2025 où il n’a jamais vraiment pu s’exprimer. “J’ai surtout fait l’équipier, c’était normal mais j’ai beaucoup bossé. Au moment où j’ai commencé à marcher, je me suis blessé en me fracturant le radius et le scaphoïde (en juin, au Tour d’Eure-et-Loir, NDLR). Ensuite, j’ai marché mais trop tard, puis l’équipe a fermé. Il y a quelques regrets”. Pour ne pas en avoir de nouveau en fin d’année, l’ancien coureur de Cre'Actuel-Marie Morin-U 22 sait ce qu’il lui reste à faire. “On va faire la moitié de nos courses en UCI. Quand on n’est plus Espoir, il faudra marcher sur ces épreuves-là”.

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