Lorrenzo Manzin : « Ça partait dans tous les sens »

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC
Lorrenzo Manzin s’est fait plaisir lors de la troisième et dernière étape du CIC Tour de la Provence. Le sprinteur de la formation TotalEnergies a pris part à la bonne échappée et a joué la victoire jusque dans les rues d’Arles, au terme d’une étape de plus de 200 km qui est partie tambours-battants. “C’était assez stratégique. On ne s’attendait pas forcément à une course aussi débridée mais j’ai vite senti dès les premiers kilomètres que ça allait être le cas”, expliquait-il devant le bus de sa formation, au micro de DirectVelo, après la course. “En fait, ça partait dans tous les sens, les INEOS ont fait le départ à fond. C’était quand même à l’instinct. Au début, on était deux représentants de l’équipe à l’avant, avec Nicolas Breuillard. Puis on s’est retrouvés à neuf. On a bien collaboré, on a bien géré face au peloton”.
Le Réunionnais a très vite compris que cette belle échappée avait toutes ses chances de se jouer la victoire. “En faisant le point sur les forces en présence, j’ai vu qu’il y avait du INEOS, du Lidl-Trek, et je me suis dit que ça pouvait le faire”. Le final s’est ensuite joué au plus malin. “C’était tactique sur la fin, même si la patte a parlé aussi. Axel Laurance a bien giclé au bon moment. Je venais d’aller dans un coup juste avant. Il a fallu faire l’effort pour essayer de revenir mais ça ne l’a pas fait”.
« C'ÉTAIT UNE BELLE OCCASION DE GAGNER »
D’autant que Lorrenzo Manzin a été contraint de se dévoiler assez tôt dans les 500 derniers mètres. “J’ai dû lancer le sprint de loin pour tenter de revenir et je me suis fait déboiter par Maxime Jarnet. Il y a un peu de frustration mais je suis quand même content de ma journée”, assure celui qui termine finalement à la 3e place de l’étape. “Les jambes sont bonnes depuis le début de saison. C’était une belle occasion de gagner mais c’est encourageant pour la suite”.
Déjà 5e d’étape au Tour d’Arabie Saoudite lors de sa reprise, l’athlète de 31 ans signe un début de saison solide. “Le choc thermique n’a pas été simple”, rigole-t-il en évoquant la différence de température et de conditions climatiques entre le royaume saoudien et la pluie diluvienne qu’il est tombé vendredi dans le final de la première étape du Tour de la Provence, avant les bourrasques de vent et de neige de samedi à la Montagne de Lure. “C’était difficile, surtout vendredi, mais ça allait beaucoup mieux aujourd'hui (dimanche) alors j’en ai profité pour faire la course, d’autant que j’avais carte blanche avec l’équipe”. Actuellement “en bonne condition”, Lorrenzo Manzin espère avoir convaincu ses dirigeants de l’aligner sur le prochain Paris-Nice.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

