« La course parfaite jusqu’à la flamme rouge » : Maxime Jarnet frustré

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC
La formation Van Rysel-Roubaix a encore une fois été impressionnante, ce dimanche, lors de la troisième et dernière étape du CIC Tour de la Provence. Les rose-et-noir sont parvenus à placer deux pions dans ce qui s’est avéré être la bonne échappée de neuf coureurs, Maxime Jarnet et Daniel Arnes. Le Norvégien a réussi à s’isoler avec l’épouvantail de ce groupe de tête, Axel Laurance, dans les tous derniers kilomètres. Mais il a été piégé par un coup de génie du Breton dans les rues d’Arles et c’est finalement le coureur d’INEOS Grenadiers qui l’a emporté en solitaire. Juste derrière, Maxime Jarnet a réglé le sprint du groupe des battus pour la place de 2. Encore un très bon résultat pour la Conti nordiste, mais une frustration personnelle pour l’athlète de 27 ans, qui voit là une rare occasion de gagner chez les pros lui passer sous le nez. Présent dans la zone d’arrivée, DirectVelo avait recueilli la réaction de Maxime Jarnet devant le bus de sa formation. Entretien.
DirectVelo : L’équipe est encore passée tout près de gagner !
Maxime Jarnet : C’était parfait. Sans forcément le faire exprès, on avait réussi à isoler Axel (Laurance) car on savait qu’il allait être dur de le battre comme ça sur une arrivée au sprint. Il était devant avec Dani (Arnes). C’était du cousu main pour moi derrière car je n’avais plus à passer de relais, simplement à suivre les tentatives des autres. Initialement, je pensais qu’ils allaient se disputer la gagne à deux, mais j’ai vu qu’on revenait tout près. Il y a eu ce coup du sort avec cette histoire de rond-point… Axel a réussi à reprendre le bon côté.
Dans quel état d’esprit étais-tu en voyant que vous repreniez Daniel Arnes mais pas Axel Laurance ?
J’étais le cul entre deux chaises. Si je faisais l’effort au kilomètre, avec des mecs comme (Lorrenzo) Manzin ou (Victor) Loulergue dans la roue, c’était quasiment fini. Au final, je fais 2 et on passe à côté d’une autre victoire. Forcément, à chaud, c’est rageant. Je pense qu’on méritait de gagner. On s’est affirmés contre des grands noms du peloton et on aurait aimé poursuivre le rêve et cette belle histoire.
« J'ESPÈRE QUE J’AURAI D’AUTRES OCCASIONS »
Tu semblais avoir de sacrées jambes ce dimanche après plus de 200 bornes de course !
Il n’y a pas eu de secret. Vu comment l’échappée est sortie, après avoir beaucoup bataillé pendant une heure… Pour être dedans, il fallait marcher. J’ai senti que j’avais de bonnes jambes. Je me doutais que ça irait au bout, peu d’équipes allaient être intéressées pour lancer la poursuite. On a fait la course parfaite jusqu’à la flamme rouge. C’est comme ça.
On te sent très frustré…
J’espère que j’aurai d’autres occasions dans ma carrière de gagner une course chez les pros. Aujourd’hui, c’était vraiment tout près. C’est ça qui est dommage, ça rend cette 2e place un peu amère. La spirale est tellement positive en ce moment qu’on est déçus de faire 2. Mais il faut relativiser. Certaines années, on aurait prié pour faire 2e d’une étape du Tour de la Provence. Il n’empêche que c’est une occasion de ratée.
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