« Ce n’est pas beau mais c’est malin » : Carlos Rodriguez amer et revanchard

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC

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Carlos Rodriguez est passé tout près de remporter la deuxième étape du CIC Tour de la Provence. Mais l’Espagnol a finalement été battu sur le fil, dans un sprint à deux, par l’Américain Matthew Riccitello. “C’était délicat et serré, surtout avec ce vent. Il a joué ses cartes. Ce n’est peut-être pas la façon dont on aime courir, en jouant avec le fait d’avoir un coureur derrière alors que c’était la même chose pour moi. Mais bon, c’est le jeu, j’ai fait de mon mieux. Bravo à lui. Je ne pouvais pas faire mieux aujourd’hui”, relatait le leader d’INEOS Grenadiers au micro de DirectVelo, devant le bus de sa formation, alors que de fortes bourrasques de vent et de neige s'abattaient sur la zone d'arrivée. 


Le grimpeur de 25 ans regrettait, à chaud, d’avoir tracté le 5e du dernier Tour d’Espagne et de n’avoir, peut-être, pas autant calculé ses efforts que son adversaire. “Les conditions n’étaient pas idéales avec ce vent de face, c’était plus compliqué pour faire des écarts. Je n’allais pas m’employer de la même façon avec un gars dans la roue mais je me suis donné quand même…. C’est comme ça. Chacun son jeu. Ce n’est pas beau mais c’est malin et à la fin, c’est le plus malin qui a gagné”.

« CE N’EST PAS PERDU »

Pas question de s’avouer vaincu pour autant. Bien sûr, Matthew Riccitello et Decathlon CMA CGM ont pris une belle option sur la victoire finale mais les deux hommes ne sont séparés que de quatre secondes au classement général. Alors sait-on jamais. “Ce n’est pas perdu. Il reste demain (dimanche), on n’est pas loin. On va tout donner”.

Quoi qu’il en soit, Carlos Rodriguez peut se satisfaire d’avoir retrouvé un très bon niveau, lui qui dispute en terres provençales sa première compétition depuis… son abandon sur le Tour de France 2025 en raison de sa fracture du bassin. “Je suis quand même un peu déçu de ne pas gagner mais malgré tout, je dois me satisfaire d’une performance comme celle-là pour ma reprise. Je suis reconnaissant envers mes coéquipiers qui ont travaillé dur toute la journée. Ils ont cru en moi. On va continuer de se battre”, rappelle-t-il pour conclure. Voilà qui promet une belle bataille entre Rognac et Arles, lors d’une étape a priori promise aux sprinteurs. Mais prudence.

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