Anatole Leboucher, « à la rage »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

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Le Vendée U-Primeo Energie s'est fait piéger, et c'est le VC Rouen 76 qui en profite. Ce samedi, à l'occasion de la manche de Soullans, au Circuit des Plages Vendéennes, l'équipe normande a joué un mauvais tour à ses adversaires. Plutôt discrète en comparaison avec l'équipe vendéenne, la Conti Fédérale a été maline pour mener Anatole Leboucher à la victoire. "Les Vendée U nous ont un peu surpris à être aussi nombreux devant, on a su bien manœuvrer, c'était compliqué à trois contre sept. J'ai dit aux gars à la fin qu'il fallait me laisser faire et me laisser me débrouiller, parce que je savais que Vendée U allait emmener jusqu'au bout", raconte le vainqueur du jour.


Non seulement Vendée U-Primeo Energie a tenu seule la barre dans le final, mais aussi toute la journée, en se montrant à l'initiative de tous les coups de la journée. Jusqu'à se retrouver en large surnombre dans un petit peloton. "Quand c'est sorti, j'ai réussi à me placer très bien. Puis dix kilomètres après, je suis allé voir Raph (Hector) qui m'a dit que Florentin (Lecamus-Lambert) avait crevé. C'est quand même un sacré appui pour nous mais on a su rebondir, travailler avec nos forces", détaille Anatole Leboucher, qui a alors joué la carte de la discrétion en l'absence de son coéquipier.

« LA DÉCOUVERTE D'UN AUTRE NIVEAU »

Les Normands n'ont pas cherché à tenter quelque chose de farfelu. "On en avait beaucoup parlé depuis hier, on savait qu'il y avait vent de face à l'arrivée. Donc il ne fallait pas partir trop vite, trop tôt". Et tout le monde semblait se contenter d'un sprint, avec plusieurs sprinteurs dans le groupe de tête. "C'est toujours la loterie. On ne sait jamais comment les mecs sont à ce niveau-là de la course. C'était une course de guerriers encore aujourd'hui, avec le vent et tout ça. C'était un circuit hyper exposé. Ils ont été très forts, mais j'ai su partir au bon moment". Malgré une frayeur. "Je me suis fait un peu enfermer à 150 mètres, mais j'ai réussi à ressortir. Après ça a été clairement à la rage".

Une rage qui lui a permis de passer le vélo devant les coureurs du VC Villefranche Beaujolais cette fois, Enzo Boulet et Lucas Mainguenaud. Une bonne réponse pour les Rouennais après avoir loupé le podium à la veille. "Forcément, il y avait un peu de frustration. Mais ce sont des automatismes à reprendre". Chose faite ce samedi pour l'ancien coureur de l'UC Cholet 49, qui découvre la Conti Fédérale. "Ce sont des sacrifices qui sont quand même assez conséquents. Aujourd'hui, je ne fais que du vélo. C'est une grande satisfaction de pouvoir déjà gagner dès les premières courses. C'est la découverte d'un autre niveau aussi. Mais on bosse pour, et on va en claquer encore plus".

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