Après avoir cassé la routine, Guillaume Martin-Guyonnet va se tester dans la Montagne de Lure

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC

C’est le Jour-J pour Guillaume Martin-Guyonnet. Alors qu'il est parvenu à traverser la première journée du CIC Tour de la Provence sans perdre de temps malgré les pièges d’une étape inaugurale disputée dans des conditions dantesques, le Normand va pouvoir se tester sur les pentes de la montagne de Lure ce samedi après-midi. “C’est bien pour les grimpeurs d’avoir un terrain de jeu aussi tôt dans la saison. J’espère que l’étape ne sera pas amputée à cause de la neige”, lâchait le leader de la Groupama-FDJ United au micro de DirectVelo, en marge de la première étape de la compétition provençale. 


« ILS SAVENT DÉJÀ PAS MAL DE CHOSES »

Sur ce triptyque, le grimpeur est accompagné de la classe biberon de la WorldTeam française, puisque le plus expérimenté de ses coéquipiers a 23 ans, tandis que quatre des coureurs de l’équipe ont 21 ans ou moins. “Heureusement que je suis là pour relever la moyenne sinon, cette moyenne serait d’à peine 20 ans, rigole-t-il. Mais c’est cool, j’apprécie toujours de courir avec les jeunes de l’équipe. Ils sont talentueux, intelligents, ils ont envie d’apprendre”.

Outre son rôle de leader, « GMG » va donc couver ces jeunes, “leur apporter mon expérience, du calme pendant les moments de tension en course, même s’ils savent déjà pas mal de choses d’eux-mêmes”, sourit l’ancien coureur de Cofidis, qui a déjà connu pareille situation ici et là l'an dernier. 

« PAS ENCORE TOUT À FAIT AU TOP »

Au moment de s’aligner sur le Tour de la Provence, Guillaume Martin-Guyonnet comptait déjà huit jours de course en 2026, puisqu’il avait fait le choix, pour la première fois de sa carrière, de partir aux Antipodes, en janvier, pour découvrir l’Australie et notamment le Tour Down Under. “Ce n’était pas une course tellement taillée pour les grimpeurs. En plus, une étape pour grimpeurs a été annulée (l’étape de Willunga avait été escamotée en raison de feux de forêts dans la région d’Adélaïde et d'une chaleur extrême, NDLR). Ce séjour en Australie, je le prenais avant tout comme un bloc de travail pour maintenant, pour la reprise en Europe. C’était surtout dans l’idée de casser la routine et en ce sens-là, je suis content d’avoir fait le déplacement”.

Ainsi, il assure être désormais “un peu mieux physiquement” qu’il ne l’était là-bas, “bien que pas encore tout à fait au top pour autant”. Avec l’espoir que ce soit déjà suffisant “pour être en mesure d’être dans le jeu pour la victoire”

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