Jules Vaugrenard a évité la sieste et le froid
Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo
Déjà en vue sur l'Essor Basque, Jules Vaugrenard retrouve le nord-ouest de la France à l'occasion du Circuit des Plages Vendéennes, ce week-end, et encore une fois avec de bonnes intentions. Ce vendredi, le coureur de Mayenne-Monbana-Rapido a ouvert son compteur en Elite en s'imposant à Saint-Fulgent, au terme d'une journée très mouvementée. "Je savais que ça allait être dur. Il fallait rester motivé parce que dès le départ, il pleuvait. Ce n'était pas très encourageant. J'espérais prendre un coup d'avance pour ne pas m'endormir et ne pas avoir froid dans le peloton. Et c'est ce que j'ai réussi à faire".
« ON SE MÉFIAIT »
Les grosses écuries de N1 n'ont pas mis longtemps à se découvrir. Après seulement 20 minutes de course, les hostilités sont lancées, et Jules Vaugrenard est déjà parmi les premiers à bouger. "J'étais dans la première échappée. On s'est fait rejoindre par un bon contre. On était une belle échappée de 19. Du coup, ça tournait bien". Les kilomètres défilent et la tendance est positive tant il y a de la densité à l'avant. "Je voyais que ça se désorganisait un peu. Du coup, j'ai attaqué à trois tours de l'arrivée dans la bosse. On s'est retrouvé à onze. On a collaboré jusqu'au dernier tour".
Florian Gaillard et Thomas Garel accompagnent le coureur de 19 ans à l'avant, permettant une tactique d'équipe. "Ça permettait de rester bien soudés, bien solides mentalement. On savait qu'il y avait Rouen avec de belles cartes, on se méfiait. En plus, c'est le début de saison, on ne sait pas où en est chacun". Jules Vaugrenard profite de La Salette pour une énième attaque. "J'en ai remis une, on est sortis à cinq, mais je n'étais pas le plus rapide dans ce groupe-là. J'ai temporisé pour que mes collègues reviennent".
« JE SUIS BRETON, JE SUIS HABITUÉ »
Puis dans le dernier kilomètre, c'est presque à l'expérience que l'Espoir 2 a manœuvré. "Je voyais que ça se regardait au kilomètre, j'ai tenté ma chance. J'ai réussi à prendre deux ou trois vélos d'avance d'un coup. J'ai vu qu'il y avait Lecamus-Lambert qui était juste derrière et il s'est rassis, ça s'est regardé un peu. Ça revenait mais ça a tenu jusqu'à la ligne, c'est top, c'est encourageant". Jules Vaugrenard ne prenait pas tant de risques. "J'ai tenté comme je pouvais. Je savais que si je me faisais reprendre, au pire, il y avait mes deux collègues derrière pour essayer de gagner le sprint. C'était tout gagnant pour nous. Et ça a souri pour moi".
La course du jour en Vendée avait des airs de classiques bretonnes, sur lesquels Jules Vaugrenard lorgne. "Si tu attrapes froid sur ces courses-là, après, tu perds trop d'énergie. J'ai réussi à ne pas avoir froid durant la journée. C'est ce qui a joué à la fin dans mon état de fraîcheur. Je suis breton, je suis habitué", rigole-t-il. Son état de forme montre qu'il est prêt pour les prochaines semaines. "Ce sont de bons efforts pour des belles courses au mois de mars. L'Essor, il y avait des étapes un peu plus courtes, là on arrive dans les 140-160 kilomètres. Ça permet de voir plein de choses et de se mesurer à tout type de coureur". Et même de gagner.
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