Dario Giuliano : « On est testés sur les premières courses »

Crédit photo Fabien Lenfant / DirectVelo
Voilà Dario Giuliano dans le grand bain. Actuellement présent sur les routes de l’Etoile de Bessèges après avoir lancé sa saison sur le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise dimanche dernier, le Français de 21 ans effectue ses premiers tours de roues chez les pros avec le maillot de la ProTeam Polti VisitMalta, lui qui avait évolué avec la réserve en 2024. Entre-temps, il a couru dans une autre réserve, celle de la Caja Rural, en Espagne, la saison passée. “C’est sûr que ça change du niveau amateur. Tout est beaucoup plus professionnalisé. Je m’adapte et j’en profite”, synthétisait-il mardi soir auprès de DirectVelo, depuis son hôtel à Nîmes.
Très souvent dans le Top 10 au niveau national en Espagne l’an dernier, il se dit satisfait de son évolution tout en concédant être arrivé chez les pros dans l’inconnu. “C’est un niveau que j’ai trouvé loin d’être ridicule l’an dernier. On a souvent des préjugés sur le niveau amateur espagnol mais ça roule vite dans les ascensions. J’avais quand même peur que la marche soit haute entre ces courses espagnoles et une ProTeam mais j’ai réussi à bien m’adapter et j’ai vite été rassuré dimanche à La Marseillaise”.
« MÊME SI J’AVAIS EU LE CHOIX… »
Approché par la formation transalpine l’été dernier, Dario Giuliano n’a pas attendu longtemps pour prendre sa décision, bien qu’il ait eu l’honnêteté d’évoquer la situation avec son équipe d’alors, la Caja Rural. “Ce n’était pas encore clair dans leurs têtes. Ils ne savaient pas s’il y aurait une place pour moi, alors la décision a été vite prise”. D’autant qu’il assure avoir une préférence pour l’Italie. “Même si j’avais eu le choix, je pense que je serais quand même parti. Le programme de courses peut potentiellement me correspondre davantage. Caja Rural mise beaucoup sur les rouleurs et les coureurs rapides en ce moment, pour aller chercher beaucoup de points UCI en Coupe de France notamment. Ce ne sont pas des courses faites pour moi dans la majorité des cas”.
L’ancien vainqueur de la Mapei Classic, chez les Juniors, est persuadé qu’il trouvera davantage chaussure à son pied sur le territoire de la botte italienne. Et ce d’autant qu’il a commencé à peaufiner son profil. “Plus les années passent, plus j’ai l’impression de me rapprocher de la case grimpeur. Je travaille beaucoup cette filière-là, même s’il me manque encore un peu d’explosivité pour être un vrai puncheur et que j’aimerais aussi progresser là-dessus”, ajoute celui qui apprécie de la même façon “les courses d’usure”.
« JE NE VEUX PAS TROP Y PENSER POUR NE PAS ÊTRE DÉÇU SI ÇA NE FONCTIONNE PAS »
Au niveau de la langue, il “repart de zéro” alors qu’il s’est beaucoup amélioré en espagnol l’an dernier. “Contrairement à ce que pourraient laisser penser mon prénom et mon nom, je suis bien français et je ne parle pas italien”, rigole-t-il, promettant qu’il arrive qu’on l’aborde en lui parlant italien. “Les gens sont surpris quand j’explique que je suis Français”. En ce qui concerne le calendrier, difficile de se projeter à moyen terme. “On est testés sur les premières courses de la saison et on verra”. S’il parvient à faire ses preuves, une place pourrait lui être donnée pour participer aux Strade Bianche. “Ça ne me fait pas peur, ce serait formidable mais je ne veux pas trop y penser pour ne pas être déçu si ça ne fonctionne pas”. Un bon résultat sur l’Etoile de Bessèges, d’ici dimanche, pourrait convaincre ses dirigeants. “Dans tous les cas, j’aurai deux semaines plus tranquilles à la maison après ça puis j’irai disputer deux courses en Grèce avant possiblement une Classe 2 en Espagne”. Il devrait ensuite courir en Italie sur le Trofeo Laigueglia, Milan-Turin et la Semaine Coppi & Bartali.
Quelle serait une saison 2026 réussie pour Dario Giuliano ? “C’est compliqué à dire car je ne sais pas encore totalement quoi pouvoir espérer. Mais je voudrais au moins continuer sur ma lancée, m’amuser comme je l’ai toujours fait jusqu’à maintenant en prenant de l’expérience. Dans tous les cas, nous les jeunes de l’équipe n’avons pas de pression, on est là pour progresser avec une vision sur plusieurs années. Le staff est bienveillant avec nous, on le sent dans l’accompagnement ou lors des briefings”.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

