Léandre Huck : « Être toujours aussi généreux et attaquant »

Crédit photo Damien Lecornué - DirectVelo
Léandre Huck a donné ses premiers coups de pédale en tant que cycliste professionnel en Espagne, fin janvier. Débarqué chez Van Rysel-Roubaix cet hiver, le Nordiste n'a pas tardé à faire valoir ses qualités de rouleur, puisqu'il a mis le nez à la fenêtre dès sa première, à la Classic Camp de Morvedre. "Nous avons fait une belle préparation avec l'équipe, alors il était important pour moi de montrer mon état d'esprit. J'avais l'envie de bien lancer cette saison, et surtout de prendre des repères sur mes sensations physiques", explique-t-il, au terme de cette journée.
Arrivé à l’intersaison en provenance du VC Rouen 76, Léandre Huck a vu sa préparation hivernale modifiée par rapport aux années précédentes, notamment par l’arrivée d’un nouvel entraîneur et par la création d’un Pôle Performance au sein de sa nouvelle équipe. “J’ai aussi mis un peu plus de moyens de mon côté pour partir en stage pour essayer d’être le plus performant possible et de progresser encore”, explique-t-il à DirectVelo. Après un stage à Calpe puis un autre à Nice, le Normand est reparti pour deux semaines sur la Costa Blanca. “Ça m'a fait passer un hiver au chaud et au soleil”.
« ROUBAIX NE M’A JAMAIS LÂCHÉ »
Après un passage en tant que stagiaire chez Cofidis, le Vice-Champion de France amateur a finalement signé son premier contrat professionnel en Conti. “C’était une très belle expérience, ça m’a permis de m’étalonner et de me situer par rapport à ce niveau du monde professionnel”. Dans une période difficile pour les amateurs souhaitant passer à l’échelon supérieur, Léandre Huck a réussi à tirer son épingle du jeu. “L’année dernière, c’était un peu compliqué avec toutes les équipes qui arrêtaient ou celles qui fusionnaient. Il y avait beaucoup de mecs sur le marché et pourtant Roubaix ne m’a jamais lâché, ils m’ont toujours fait confiance”.
Ce premier contrat chez les professionnels est une récompense pour lui. “Ça faisait deux-trois ans que je cherchais à passer au-dessus. C’était vraiment mon ambition. Je fais du vélo pour être pro. Mon but a toujours été d’être professionnel dans un sport, je vis pour ça”. Plus jeune, Léandre Huck était destiné à devenir footballeur, poussé par sa famille. “Mon père m’a bien fait comprendre que je n’allais pas passer à l’échelon professionnel, que ça allait être très compliqué pour moi, donc j’ai cherché un autre sport qui m’intéressait et le vélo en faisait partie”. Ce choix a été le bon. “Maintenant, à moi d’essayer d’y rester et de monter les échelons”.
« JE PRENDS VRAIMENT TOUTES LES COURSES POUR Y PERFORMER »
Pour cette première année à l’étage supérieur, Léandre Huck se cherche encore mais reste ambitieux. Il préfère les parcours vallonnés, assez exigeants, “pas trop montagneux quand même, mais pas trop plats non plus. Je prends vraiment toutes les courses pour y performer”. Le coureur de 25 ans préfère rester prudent quand il s’agit de se définir. “On peut être grimpeur chez les amateurs et ne pas passer les bosses avec les meilleurs chez les professionnels”, prévient celui qui compte bien profiter de cette année pour cibler les courses qui lui conviennent le mieux.
Désormais, Léandre Huck va découvrir les courses professionnelles françaises, à savoir l’Étoile de Bessèges dès ce mercredi, la Classic Var, le Tour des Alpes-Maritimes, la Drôme Classic, et l’Ardèche Classic. Avec toujours l'idée d'être offensif en ce début de saison. “Ce n’est pas parce que je monte d’un niveau que je vais changer ma façon de faire ou mon état d’esprit. J’espère être toujours aussi généreux et toujours autant attaquant”. Léandre Huck est déjà bien parti dans cette philosophie.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

