« Une délivrance » pour Maxime Meynard

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo
Première journée de course idéale pour le Vendée U-Primeo Energie. “On était là pour trouver des automatismes, se régler collectivement et travailler en vue des prochaines échéances. Je pensais qu’on pouvait jouer mais pas de là à déjà ouvrir le compteur. C’est très agréable car on a performé collectivement”, savoure le directeur sportif Jason Yon Snoeck auprès de DirectVelo.
« JE MANQUE DE CONFIANCE EN MOI »
Dans les rues de Tarnos, c’est Maxime Meynard qui s’est montré le plus rapide lors des Boucles de l'Essor qui ouvre l'Essor Basque. Avant cela, les Vendéens étaient partout. Paul Conor a ouvert la route d’entrée de jeu avec Sylvain Castells (Lescar VS), rapidement distancé. Il a parcouru 80 kilomètres seul en tête. Derrière lui, Clément Sanchez s’est retrouvé dans un contre qui n’est jamais revenu, à l’inverse d’un autre coup avec Mathéo Barusseau, qui a repris l’homme de tête à 18 kilomètres de l’arrivée.
Seul dans le final, Mathéo Barusseau est repris à moins de 400 mètres de la ligne. Place ensuite au rapide Maxime Meynard. “Je lance mon sprint après le dernier virage, dit le coureur de 21 ans. J’avais du mal à savoir quand faire mon effort car je manque de confiance en moi ces derniers temps. Je me suis pas mal retourné, j’étais un peu perdu pour savoir si j’avais vraiment gagné. Finalement, je passe bien la ligne en premier. C’est une délivrance”. Son directeur sportif n’est pas surpris. “Sur une arrivée massive, on sait qu’il peut être très performant et jouer la gagne”.
« LOIN D'ÊTRE MA MEILLEURE SAISON »
Après la cérémonie protocolaire, Maxime Meynard avait encore bien du mal à réaliser. “Je ne m’en rends pas compte. L’an passé, pour ma première année au Vendée U, c’était loin d’être ma meilleure saison”. Il n’avait jamais vraiment réussi à être dans la bonne spirale et encore moins après une chute en avril au Tour du Loir-et-Cher, qui avait entraîné une commotion cérébrale. “J’étais un peu déçu de moi-même. Je remercie l’équipe qui est derrière moi malgré mes pertes de confiance en moi. Elle a décidé de me garder. Cette victoire, c’est pour la remercier”.
Maxime Meynard n’avait plus levé les bras depuis mai 2024 et une étape des Boucles de Charente-Maritime. C’était sous les couleurs de Hexagone-Lyon Métropole. “J’avais du mal à savoir où lancer, où sprinter… Je sprintais toujours trop tard, je regardais plus les autres que je ne me concentrais sur mon sprint. Pour un sprinteur, perdre la confiance, c’est la pire des choses. L’équipe a su me redonner confiance”.
LES 100 COMMUNES ET LILLERS EN TÊTE
Pourtant, son intersaison n’a pas été des plus faciles. “J’avais du mal à trouver ma position sur le vélo. Et j’étais embêté depuis plus de trois mois par une jambe. Je ne pouvais pas faire des sorties à plus de 170 watts. J’arrivais à faire du foncier mais j’y allais toujours tranquillou. Je n’étais donc pas confiant”. Il aurait dû reprendre la compétition dans deux semaines au Circuit des Plages Vendéennes mais il a été appelé au Pays basque pour remplacer Adam Mitchell. “Ça nous met dans une super dynamique, c’est ce qu’on voulait. Il n’y a rien de mieux pour la confiance, aussi bien pour moi que pour l'équipe”.
Maxime Meynard sera présent ce dimanche sur le Circuit de l’Essor, deuxième acte de l’Essor basque. Le Circuit des Plages Vendéennes sera ensuite important pour lui, comme pour sa formation. “C’est un plus gros rendez-vous pour moi qu'ici”. Puis il ira début mars au Tour des 100 Communes et au Grand Prix de Lillers, deux épreuves de Classe 2. “C’est mon principal objectif du début de saison”. Avec la confiance retrouvée, l’ancien coureur de Creuse Oxygène Guéret peut être ambitieux.
