L'UNCP s'inquiète de l'ouverture aux Conti Fédérales
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A la veille de l'ouverture du calendrier français au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise, l'Union nationale des cyclistes professionnels (UNCP), le syndicat des coureurs français prend position sur la participation des équipes Conti fédérale aux épreuves de Classe 1 en France. Si l'UNCP avait accepté la venue de ces équipes "sur des épreuves de classe 1 disputées dans leur région", elle s'inquiète des "récentes évolutions des règlements [qui] desserrent considérablement dès 2026 le cadre des participations initialement fixé". Dimanche, l'AVC Aix Provence Dole sera au départ de la première manche de la Coupe de France Pro.
Selon l'UNCP cette "large ouverture du circuit pro à des équipes françaises sous licence amateur compromet la pérennité de la catégorie « CONTI PRO » (les Continentales reconnues par la Ligue, NDLR) qui exerce son activité dans le cadre d’un cahier des charges rigoureux et dans le respect de la loi".
Rappelons que du point de vue de l'UCI, il n'y a qu'une catégorie d'équipes Continentales et que la fédération internationale ne considère pas la 3e division comme une division professionnelle. Des équipes Conti fédérales (qui respectent aussi un cahier des charges) ont déjà pu participer à des courses de Classe 1 à l'étranger et des équipes Continentales étrangères, sans statut professionnel, participent déjà à des Classe 1 en France.
« DISTORSION DE CONCURRENCE »
Pour le syndicat des coureurs, cette ouverture aux Conti Fédérales, "participe à la précarisation de jeunes pros détenteurs d’un premier contrat officiel régi par le code du travail, bénéficiaires de couvertures sociales renforcées et d’aides à la reconversion inscrites dans l’Accord Collectif des Coureurs Cyclistes Professionnels (ACCCP)".
Enfin, l'UNCP "et les équipes alertent sur une option qui risque fort d’amplifier le déséquilibre ici en France au profit d’une mondialisation que les coureurs et les organisateurs sont en droit de craindre". Elle conclut, "nous prévenons de la distorsion de concurrence provoquée par des statuts différents. Laisser entendre que le cyclisme français ne serait ni fragilisé, ni menacé, est illusoire".
