Hugo Page : « J’avais besoin de changer d’air »

Crédit photo Cofidis

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Il aurait dû attaquer la saison 2026 sous les couleurs d’Intermarché-Wanty mais la fusion avec Lotto est passée par là. Alors qu’il avait la possibilité de rester au sein de l’équipe belge nouvelle version, Hugo Page a fait le choix de rejoindre un autre projet, celui proposé par Cofidis. “J’ai été un peu déçu de la façon dont on a appris les choses, confie-t-il à DirectVelo. Il y a eu de ma part une perte de confiance. L’attente était très longue, ce que je comprends car même les dirigeants ne savaient pas tout. Mais j’avais besoin de changer d’air”.


Le premier contact avec Cofidis remonte à début août. C’était alors avec Cédric Vasseur, le manager de l’époque. Une fois en poste à la place du Nordiste, Raphaël Jeune a rapidement repris contact avec Hugo Page. “Ça s'est fait très vite et naturellement. On avait les mêmes idées : me développer sur les Classiques et au sprint”.

« SI ON ÉCOUTE LES AUTRES »

Le coureur originaire de Chartres n’a pas prêté attention aux critiques qui pouvaient être entendues sur Cofidis dans le microcosme du cyclisme. “J’en ai entendu parler mais je suis content de notre matériel, de l’environnement et de mon entraîneur. J’aime bien me faire ma propre idée. Si on n’ose jamais et qu’on écoute les autres… Il y a eu pas mal de changements. Je suis agréablement surpris”.

Il se sait attendu. “On a parlé des ambitions avec Raphaël (Jeune) et les directeurs sportifs. Je n’ai pas signé pour rien, donc ça sera à moi d’être bon sur le terrain. Je n’ai pas de souci avec la pression. Justement, c’est ce que j’attendais. C’est aussi pour ça que j’ai signé ici. L’expérience acquise sur les Classiques ou en lead-out de Bini (Girmay) va me servir pour les prochaines années”.

La rétrogradation de l’équipe nordiste en ProTeam n’est pas un problème pour lui. “Pour moi, ça ne change rien si ce n’est que remonter en WorldTour devient un nouveau défi. On sait qu’il y a besoin de points UCI pour y parvenir. J’ai à cœur d’en marquer pas mal”. Ne pas avoir l'obligation de disputer tout le calendrier WorldTour est selon lui un plus. “C’est plus facile d'adapter les calendriers. Par exemple, je ferai un stage plutôt que d’aller à Paris-Nice. J’avais besoin de casser cette routine et de voir ce qui peut être le mieux pour préparer les Classiques”.

« UN PETIT COUP DE PIED AUX FESSES »

Sur les Classiques, Hugo Page espère passer “un nouveau palier” et se rapprocher “petit à petit” du haut des classements. “Je ne parle pas que du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Il y en a d'autres qui sont un peu plus accessibles même si ça reste compliqué. Je m’entraîne pour”. Il estime avoir souvent été malchanceux jusqu’à présent sur ces épreuves. “Ça m'en a gâché pas mal”.

À 24 ans et après quatre saisons en WorldTour, il est temps pour lui d’être encore plus ambitieux. “Je sens que je commence à être plus endurant et j’ai davantage d’expérience. C’est aussi pour ça que j’ai choisi de changer d’équipe. Je dois refaire mes preuves alors que j’avais trop mes aises chez Intermarché. On avait un bon groupe, j’étais apprécié des autres et du coup, tu as tendance à être plus relax. Changer d’équipe met un petit coup de pied aux fesses et ça fait du bien”.

Il débutera sa saison ce mardi, sur l'AlUla Tour, où il aura pour mission de lancer Milan Fretin, le sprinteur n°1 de la Cofidis cette saison. “Ce sera un plaisir de faire le lead-out pour Milan”. De son côté, il travaille pour être plus explosif au sprint. “Mais ce n’est plus tellement compatible avec les Classiques où ce sont des courses longues. Pour le moment, je suis focus sur les Classiques avant de me concentrer sur les sprints. Pour l’instant, tous les feux sont au vert et j’ai juste envie de commencer la saison”.

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