Hélène Clauzel : « Il fallait de la puissance et je n'en avais pas »

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo
Hélène Clauzel attendait ses meilleures jambes en janvier, mais le week-end dernier, au Championnat de France, celles-ci se sont fait désirer. "Je n’avais pas de super jambes pour un Championnat de France. Je me suis néanmoins battue jusqu’au bout. C’est ce qu’il fallait faire, il y aura des jours meilleurs", préfère retenir la sociétaire du Team Ekoï, qui a été dans la bagarre sur la première partie de course... avant de piocher et de reculer. "Je suis toujours forte au départ. J’ai un bon punch mais la course ne se joue pas sur un tour mais sur cinq. Je voulais prendre un très bon départ, mais il fallait de la puissance et je n’en avais pas".
L'ancienne Championne de France de la discipline n'a pas essayé de se mettre dans le rouge pour suivre. "Je n’ai pas forcément cherché à prendre les roues. Quand on n’est pas super, je sais qu’il vaut mieux aller à son rythme". Son rythme l'a menée aux portes du Top 5. Mais Hélène Clauzel ne se trouve pas d'excuses, et certainement pas le terrain gras de Troyes. "Ce sont des conditions que j’apprécie assez bien. Les conditions de la veille m’auraient avantagée. C’était beaucoup plus liquide. Aujourd’hui il fallait de la puissance et je n’en avais tout simplement pas", insiste-t-elle.
À l'heure du bilan, Hélène Clauzel garde la tête haute. "J’ai fait ce que j’ai pu, je ne peux pas dire que je suis déçue. On vient toujours pour le titre sur un Championnat de France. Je voulais tout donner et ne pas avoir de regrets, c’est ce que j’ai fait et ce qu’il faut retenir". Elle attend désormais une forme un peu meilleure pour les prochaines semaines. "Il reste deux bons mois et beaucoup de belles choses à faire. Les trois prochaines semaines sont importantes et je vais continuer en février". Pour oublier ce Championnat de France qui ne lui a pas souri.
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