Stefan Küng : « Ce n’est pas contre la Groupama-FDJ, mais j’avais besoin d’un changement »

Crédit photo Tudor Pro Cycling Team

Crédit photo Tudor Pro Cycling Team

C’est peut-être le dernier grand défi de sa carrière. Toujours en quête d’un Monument, Stefan Küng a décidé, à 32 ans, de se relancer du côté de la Tudor, après sept ans de bons et loyaux services à la Groupama-FDJ. Ce besoin de changer d’air était une évidence pour le puissant rouleur depuis un bon moment. “Dès la fin de saison 2024, je savais déjà que l’année 2025 serait ma dernière à la Groupama-FDJ. Ce n’est pas contre la Groupama-FDJ, mais j’avais besoin d’un changement, d’un nouveau départ. Je ne voulais pas m’enfermer dans un cocon, dans un certain confort, a-t-il expliqué en conférence de presse, ce mercredi. J’avais besoin de découvrir de nouvelles choses, d’un challenge différent”.


LE CHOIX DE LA NATION ? NON, CELUI D’UNE ÉQUIPE PLUS INTERNATIONALE

Bien que le choix de l’Helvète de se tourner vers la structure suisse “puisse sembler évident sur le papier”, il assure que la décision n’a “pas été prise facilement” et que “les opportunités étaient nombreuses” pour lui. “En réalité, il n’a pas été facile de trancher. Les autres projets étaient également séduisants”, promet Stefan Küng. “Il y a beaucoup d’ondes positives dans cette équipe, nombre de coureurs qui n’ont sans doute pas encore atteint leur meilleur niveau et qui ont la dalle. Mais franchement, le fait que l’équipe soit suisse n’a pas du tout pesé dans la balance. Je me moque de courir pour une formation belge, américaine, ou autre… Par contre, j’accorde de l’importance à la culture de l’équipe”.

L’ancien double Champion d’Europe du contre-la-montre concède ainsi qu’il cherchait “une équipe plus internationale” que la Groupama-FDJ, où l’identité française reste très marquée, tant au sein de l’effectif que dans le staff. “Même si la plupart des sponsors de l’équipe Tudor sont suisses ou très implantés en Suisse, l’effectif et le staff sont très internationaux et c’est ce que je recherchais. Alors oui, c’est sympa d’avoir le service-course pas trop loin de la maison par exemple, mais ce n’est pas du tout un élément qui a fait pencher la balance”.

TOUJOURS CONVAINCU QU’UNE OPPORTUNITÉ POURRAIT SE PRÉSENTER

En 2026, Stefan Küng continuera de chasser son rêve ultime d’accrocher le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix à son palmarès. En ayant bien conscience que ce sera une fois encore particulièrement difficile de battre des garçons tels que Tadej Pogacar ou Mathieu Van der Poel. Mais pas question de renoncer à y croire. “Je suis monté sur le podium de certaines de ces Classiques, j’ai fait Top 5 sur la majorité d’entre elles au moins une fois depuis le début de ma carrière. Si l’opportunité devait se présenter une fois d’en gagner une, il faudra être prêt à la saisir. Je veux croire que c’est possible”.

Stefan Küng ne veut pas rester sur la (relative) mauvaise impression laissée lors de la dernière campagne printanière. “Si on regarde purement les résultats, les Classiques de 2025 n’ont pas été les meilleures de ma carrière, c’est sûr. Mais d’un autre côté, je n’ai jamais été aussi proche d’en gagner une belle puisque j’ai été repris sous la flamme rouge à l’Omloop Nieuwsblad”. Envisage-t-il de courir différemment, de prendre un maximum de risques ? “Les courses se lancent de plus en plus tôt alors ce n’est pas simple, même si c’est une bonne chose pour moi, ces courses durcies très tôt. Les favoris se découvrent parfois à 150 bornes de l’arrivée maintenant… Face à des mecs comme Pogacar ou Van der Poel, tu sais bien qu’ils vont être plus forts que toi neuf fois sur dix. Mais je reste convaincu que ça peut marcher une fois, dans une bonne journée, avec la bonne stratégie”. Et un nouveau groupe qu’il imagine solide à ses côtés. On aura une grosse équipe sur les Classiques cette année, avec plusieurs cartes à jouer. Il ne faut pas abandonner, toujours continuer d’y croire, de se battre, et ça pourrait le faire une fois”.  

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