Victor Devos : « C'est vraiment exceptionnel »

Crédit photo Christophe Dague - DirectVelo

Crédit photo Christophe Dague - DirectVelo

Soren Bruyère Joumard a fini par s'incliner sur une manche de Coupe de France, et c'est Victor Devos qui en a profité. Sur le sable de Ouistreham, le coureur des Hauts-de-France a nettement dominé la course, ce dimanche, pour la dernière épreuve du challenge de régularité. Le futur coureur de l'équipe Junior de Soudal Quick-Step n'a laissé aucune chance à ses concurrents, et termine cette campagne nationale bien au-delà de ses attentes, lui qui n'est donc que Junior 1. Pour DirectVelo, Victor Devos a fait le point sur son hiver.


DirectVelo : C'est une belle façon de terminer la Coupe de France !
Victor Devos : Oui, c'est ça, c'est une saison exceptionnelle au niveau national, avec des super belles Coupes de France. La première, j'espérais faire un Top 15, je signe un Top 4, donc c'était incroyable. Et là, gagner aujourd'hui, c'est vraiment exceptionnel. Je savais que je pouvais faire un podium éventuellement, peut-être la victoire, mais je n'étais vraiment pas sûr parce que Soren (Bruyère Joumard) est très fort en ce moment et Soenn (Le Pann) revient aussi très fort depuis sa maladie. Mais j'étais vraiment très propre techniquement. Je n'ai fait aucune erreur de toute la course. J'ai tout donné jusqu'à la ligne et ça l'a fait. Je suis super content de finir la saison nationale comme ça. Maintenant, place à l'international.

Le sable a l'air de te réussir...
Oui. J'ai toujours aimé le sable. J'ai progressé énormément cette année, notamment avec un stage d'équipe de France qu'on avait fait en début de saison après Albi. J'ai rebossé ça un peu. C'est mon truc préféré en cyclo-cross, je trouve ça vraiment cool. Je suis à l'aise techniquement là-dedans. J'espère que ça va continuer comme ça. En plus, ce n'est que ma première année. Je venais pour faire un Top 10 ou Top 15 au général. Et je finis 2e.

« IL N'Y A PAS DE SECRET, IL FAUT PRATIQUER »

Comment t'entraines-tu dans le sable ?
Je m'entraine, mais pas si souvent. C'est à une heure en voiture. Mais par exemple, ce week-end, je savais que j'avais une course dans le sable. Donc mercredi, je suis allé m'entraîner dans le sable. J'ai fait une heure de route pour y aller. Sinon, souvent, c'est plus un entraînement normal. Mais quand je sais que j'ai des échéances avec du sable qui se préparent comme là, en plus de la semaine prochaine à Coxyde, il faut que je m'entraîne. Parce qu'il n'y a pas de secret, il faut pratiquer.

Comment gères-tu les entrainements avec les cours à côté ?
Je finis relativement tôt. Le lundi, mardi, c'est 16 h. Le lundi, je commence à 10 h. Quand on rentre des week-ends, c'est bien de pouvoir dormir un peu. Le mercredi je finis à 13 h, jeudi, 15 h, vendredi 14 h, donc ce n'est pas très tard. J'ai le statut d'athlète de haut niveau, l'école comprend ce que je fais même si ce n'est pas un lycée pour ça à la base. Du coup j'ai largement le temps de m'entraîner.

C'est une prestation qui te donne aussi des garanties pour l'avenir ?
Oui. Après, on ne va pas se mettre de pression. Une année, ça peut marcher, et l'année d'après, non. Ce sont des sports d'endurance. On ne sait jamais comment notre corps va réagir d'une année à l'autre. J'y vais au jour le jour. On verra l'année prochaine si ça se passe tout aussi bien.

« ÇA ME PERMET DE CHANGER UN PEU »

Comment gères-tu cette nouveauté d'enchainer les courses, mais aussi de cumuler route et cross ?
J'avais coupé juste après la finale de Coupes de France sur route. J'avais coupé peut-être mi-août. Après, j'avais repris avec une course sur route avant d'attaquer le cyclo-cross début septembre. Ça m'a permis de ne pas arriver sans course en cyclo-cross, sans puissance. Du coup, c'est ce qui m'a permis d'être assez bon en début de saison. Et dès qu'il y a des grosses semaines qui s'enchaînent, comme des stages d'équipe de France qui font beaucoup de fatigue, les voyages et tout ça, je prends une petite coupure de deux ou trois jours et c'est reparti.

Qu'est-ce que t'apporte le cyclo-cross pour la route ?
Le cyclo-cross, ça apporte des efforts. Par exemple, les routiers font beaucoup d'endurance pendant l'hiver. Moi, tout ce qui est intensité, en début de saison, je n'ai plus besoin d'en refaire. Du coup, ça me permet d'avoir déjà un haut niveau en début de saison. La route, ça me permet de travailler la puissance l'été pour que je puisse fortement accélérer dans les bouts droits en cyclo-cross. Les deux sont liés. Ça me permet de changer un peu pour que ce ne soit pas tout le temps la même chose. J'aime bien remonter sur mon cyclo-cross puis remonter sur mon vélo de route. J'espère les garder le plus longtemps possible.

Quelle est la suite pour toi ?
Normalement, il y aura Coxyde et Dendermonde. Ensuite, le Championnat de France. J'avais coupé les deux-trois premiers jours après la Coupe du Monde à Flamanville. Après, j'avais fait une semaine un peu plus d'endurance en intensité. Donc, mon cœur a pu remonter un peu. Maintenant, j'attaque jusqu'à la fin de la saison, jusqu'au Championnat du Monde, si tout se passe bien.

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