Olav Kooij, plus qu'un sprinteur pour Decathlon CMA CGM

Crédit photo Pauline Ballet - Decathlon CMA CGM
Il est l'une des recrues principales de Decathlon CMA CGM cet hiver. Olav Kooij arrive dans la structure française avec déjà un statut et un palmarès qui parlent pour lui. Vainqueur à 47 reprises chez les pros, dont onze fois en 2025, le sprinteur néerlandais est un renfort de poids pour le pôle sprint de la WorldTeam. "Pour moi, l'idée était évidemment de trouver une équipe qui accorde une certaine priorité aux sprints, des opportunités de participer aux plus grandes courses pour essayer de gagner, et je pense qu’ici nous avons trouvé une ambition commune pour ça", raconte le principal intéressé, au micro de DirectVelo.
Car dans son ancienne équipe de Visma-Lease a Bike, il y avait évidemment de la concurrence pour prétendre à toutes les courses qu'il souhaitait. À commencer par le pôle grimpeurs autour de Jonas Vingegaard, qui prenait forcément de la place. Alors Olav Kooij a choisi Decathlon CMA CGM et son recrutement réalisé autour de lui. "C’est un grand changement, quand on voit beaucoup de nouveaux coureurs, et aussi davantage d’internationaux. Les gars qui étaient déjà là sont de grande qualité, donc je pense qu’il y a beaucoup de très bons coureurs dans l’équipe qui peuvent obtenir d’excellents résultats".
« UN HAUT NIVEAU DE SPRINT DANS L'ÉQUIPE »
Pour renforcer ce pôle sprint, Olav Kooij ne sera pas seul. Et au-delà des coureurs, la situation du staff a aussi changé, puisque Mark Renshaw est venu renforcer celui-ci. "C'est difficile de changer. Ce n'est pas facile pour un coureur, mais pour le staff, c'est encore un peu plus difficile. C'est très excitant de travailler avec des coureurs comme ça. Il y a quelque chose à construire. En plus, tout est nouveau. C'est un défi d'amener un coureur au Tour de France qui n'a pas encore gagné et qui veut gagner", explique l'Australien. Avec Tobias Lund Andresen, Cees Bol, Daan Hoole, ou encore Robbe Ghys, le train s'est renforcé cet hiver.
Mark Renshaw évoque le travail qui l'attend pour accorder tout ce beau monde. "Ça peut vite changer selon la course. Mais pour moi, naturellement, Cees Bol est le meilleur lanceur. Il a beaucoup d'expérience en dernière position, il va faire quelques entraînements. Mais avec Robbe Ghys, Daan Hoole, Tord Gudmestad ou Tobias Andresen, on a beaucoup d'options. C'est pour ça qu'on ne peut pas dire dès maintenant qu'au Tour de France, ce sera forcément Cees Bol. En tout cas, cette année, on a un haut niveau de sprint dans l'équipe", constate le technicien.
« JE ME SUIS AUSSI AMÉLIORÉ POUR LES CLASSIQUES »
Olav Kooij est forcément bien heureux de trouver ce groupe à ses côtés. "Le train est une grande partie du succès dans un sprint. Ces gars ont la bonne expérience et une bonne connexion entre eux. Nous espérons pouvoir construire là-dessus au printemps et viser de grands objectifs". Ses objectifs ne passeront pas que par le Tour de France. Le double vainqueur d'étape du Giro a aussi d'autres ambitions. "Je pense que, petit à petit, je me suis aussi amélioré pour les Classiques, en me rapprochant un peu de la tête dans ce type de courses. Nous verrons, dans des courses comme le week-end d’ouverture ou Wevelgem, ce que nous pouvons faire, et voir si on peut obtenir de bons résultats là-bas".
Mark Renshaw ne va pas freiner les ambitions de son coureur. "Olav est un sprinteur un peu spécial. Il peut réussir dans les Classiques. Il va très vite, il grimpe pas mal, il peut tout faire. Il a l'opportunité de gagner beaucoup de courses avec cette caractéristique, les Classiques sont importantes pour lui et pour l'équipe. Et pour moi, il a les jambes pour y arriver". En tout cas, Olav Kooij semble confiant avec ses nouvelles couleurs. "Ça ressemble un peu à un nouveau chapitre", sourit celui qui espère bien arriver sur la Grande Boucle en grande forme, et ouvrir son compteur sur la course la plus prestigieuse... et si possible avec déjà des victoires dans les jambes.
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