Florian Gaillard : « J'essaie de profiter des paysages »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Florian Gaillard a disputé la deuxième manche de Coupe du Monde de sa carrière, dimanche dernier, en Sardaigne, à Terralba. Le représentant du Team Cross Techno Concept Urbaloc a réussi à terminer dans le Top 20. Le coureur de 24 ans a traversé la Méditerranée pour trouver un circuit inondé par endroit. Le technicien forestier du Parc National des Cévennes revient pour DirectVelo sur ce périple et tous les autres depuis le début de la saison de cyclo-cross.


DirectVelo : Comment t'es-tu retrouvé au départ de cette manche de Coupe du Monde ?
Florian Gaillard : J'étais candidat pour Flamanville et la Sardaigne. La Sardaigne m'attirait car j'ai de la famille en Italie. J'ai d'ailleurs couru deux cyclo-cross en début de saison dans le Frioul où j'ai de la famille. J'imaginais aussi qu'il y aurait moins de candidats pour cette manche.

« MES PLAQUETTES ÉTAIENT MORTES »

Comment as-tu organisé ton déplacement ?
C'était de la débrouille, avec ma copine. Nous sommes partis vendredi soir en bateau de Toulon, avec ma voiture. Une fois débarqué en Sardaigne, il y avait encore deux heures de route. J'ai fait la reco le samedi. Nous sommes rentrés en bateau dimanche soir et j'ai fait la route le lundi pour rentrer. Je me suis aussi entendu avec l'autre Français, Thomas Courcier. Son collègue s'occupait du poste matériel pour nous deux et ma copine récupérait nos vestes au départ.

As-tu souvent changé de vélo sur ce circuit en partie inondé ?
C'était spécial. Je m'attendais à plus de sable mais pas à un circuit inondé mais il avait plu toute la semaine. Mais c'était très liquide, ça ne collait pas et je n'ai pas changé de vélo. Mais avec le sable, mes plaquettes étaient mortes à la fin.

Comment avais-tu préparé cette manche ?
Je suis arrivé dans la continuité de ma saison. Je souhaitais être en forme pour cette période de la saison qui est aussi celle de la dernière manche de la Coupe de France, dimanche. Si je n'avais pas été pris pour la Coupe du Monde, j'aurais couru le Championnat d'Auvergne-Rhône-Alpes. Le week-end dernier, je me suis entraîné à la mer, sur le sable pour la Sardaigne et Ouistreham, mais pour la Sardaigne, il n'y en avait pas autant que je le pensais.

« ALLER VOIR MA FAMILLE EN ITALIE »

Tu termines dans le Top 20...
Pourtant, j'ai pris un départ catastrophique, je vire dans les deux derniers au premier virage. J'ai réalisé une course de remontée dans les deux premiers tours. Je suis remonté à la 19e place au prix d'un gros effort et j'ai craqué dans le dernier tour. Je perds une place. Je suis très content de ce résultat, 20e en Coupe du Monde, c'est bien. Je me suis régalé sur ce circuit. Il y a deux ans, pour ma première Coupe du Monde à Troyes, j'étais sorti au 80%

Depuis le début de l'hiver, tu multiplies les cyclo-cross UCI à l'étranger, en Italie, au Portugal, en Espagne...
C'est pour deux choses, voir de nouveaux pays et prendre des points UCI pour être mieux placé au départ. Aller en Italie m'a permis aussi d'aller voir ma famille, avec mes grands-parents. Mon grand-père est né dans le Frioul. Pour le Portugal, je suis parti avec l'équipe pour gagner des points UCI en vue d'Albi. Je suis allé deux fois en Espagne, une fois côté basque et l'autre, en Catalogne. J'en profite pour prendre de l'expérience, voir autre chose. Les circuits sont plus sinueux, plus techniques qu'en France, il y a moins de parties roulantes. Côté organisation, c'est similaire.

L'an dernier tu étais allé en Belgique, vas-tu y retourner ?
J'avais bien aimé l'ambiance. Comme l'an dernier, je vais courir à Loenhout, Diegem, le Grand Prix Sven Nys. Cette année, je serai mieux placé sur la grille de départ que l'an dernier. 

« RENTRER DANS LE TOP 10 DE LA COUPE DE FRANCE »

Qu'est-ce que t'apportent toutes ces courses à l'étranger ?
Dans mes déplacements, j'essaie de profiter des paysages, des plats typiques, je ne pense pas uniquement au vélo. Mais ce sont de gros déplacements et je ne peux pas poser beaucoup de jours de congés. Dans ces pays, je regarde aussi les différents types de végétation. Dimanche, à Terralba, c'était une végétation bien méditerranéenne autour du circuit.

Dimanche, c'est la finale de la Coupe de France. Avec quelles ambitions iras-tu à Ouistreham ?
J'y suis allé l'an dernier, en C2, j'avais bien aimé. C'était ma première fois dans le sable. J'espère rentrer dans le Top 10 du classement final de la Coupe de France. Pour l'instant je suis à 8 points de la 10e place. Le Top 10, c'est mon objectif.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Florian GAILLARD II