CDF FDJ United Series : Il y en a pour tout le monde... surtout les jeunes

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Il y aura donc quinze manches, en 2026, sur la Coupe de France FDJ United Series, nouveau nom du challenge de régularité. Du GP de Marseille-La Marseillaise au Tour de Vendée, le vainqueur succédera à Clément Venturini, qui avait devancé Emilien Jeannière, abonné aux 2e places en cette saison. "Ce sont des courses vraiment intéressantes qui sont aussi bien pour mon profil. Après, je ne peux pas vraiment participer à toutes les courses de la Coupe de France parce qu'il y en a quand même qui sont plus pour les grimpeurs. Mais ce qui est bien, c'est que ça récompense quand même la régularité. Et on peut dire que depuis deux ans, j'en fais quand même preuve, même s'il n'y a pas eu la victoire cette année", estime le coureur de TotalEnergies.
« LA COUPE DE FRANCE A UN VRAI IMPACT »
Comme d'autres, le Vendéen aime ce type de challenge. "J'aime bien ces classements, à l'image de la Coupe de Belgique l'an dernier, que j'ai gagnée. Ça aurait été une belle réussite de gagner la Coupe de France cette année. Il y a de la déception quand même". Guillaume Martin-Guyonnet, lui, a pu s'exprimer en s'imposant à la Classic Grand Besançon Doubs, puis au Tour du Jura. "Ça s'est super bien passé pour nous sur les trois jours, avec un collectif fort. Ce sont des courses qui réussissent à la Groupama-FDJ depuis quelques années et on espère que ce sera encore le cas dans les prochaines années".
L'organisateur, Laurent Monrolin, n'a intégré la Coupe de France que cette année. "C'est une forme de reconnaissance pour nous. On est vraiment fiers d'avoir intégré la Coupe de France pour tout ce qu'elle représente dans le cyclisme français. C'est une crédibilité qu'on peut avoir par rapport à nos partenaires, c'est une forme de fierté. Et puis bien entendu pour les collectivités, les élus voient que la Coupe de France a un vrai impact". Emilien Jeannière n'y était pas compte tenu des profils difficiles, mais il a trouvé d'autres terrains favorables. "Petit à petit, je me suis prêté au jeu. Et quand j'ai vu que j'étais dans les points à la fin de l'année, j'ai dit à l'équipe que ça valait le coup de jouer le général".
« ELLE SERT À DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX TALENTS »
Pour les équipes, cette Coupe de France FDJ United Series a une valeur importante. La Groupama-FDJ de Thierry Cornec se réjouit de l'avoir remportée. "On parle effectivement de points, de WorldTour et de classement mondial. Malgré tout, gagner un classement par équipe d'une Coupe de France, ça a pour nous beaucoup de valeur. Ça rejoint cette valeur du collectif qu'on a dans l'équipe. On en a finalement fait un vrai objectif, qui a mobilisé les coureurs, le staff, et qui représente quelque chose de fort pour nous". Le directeur adjoint se rappelle bien du triptyque franc-comtois. "C'est important de venir sur des manches se confronter à des coureurs différents, être leader d'une équipe souvent plus jeune, avec des coureurs issus de la Continentale. Ça mobilise aussi d'autres qualités chez ces leaders. Guillaume en est le meilleur exemple. Tous les coureurs ont adoré ce week-end-là".
En 2026 encore, les jeunes coureurs devraient avoir une certaine place sur les différentes manches. Comme les Nantais d'Anthony Ravard. "La Coupe de France est importante parce qu'on est en confrontation directe avec les équipes World Tour et Pro Team. Et ce sont souvent des courses qui sont plus accessibles pour nous pour aller de l'avant, il faut le dire, et faire de vrais résultats, surtout. C'est notre fil rouge, donc on est forcément motivés. C'est ce qui a permis à des coureurs comme Clément (Braz Afonso), et d'autres avant lui, de se révéler sur ces épreuves-là". Et le principal intéressé n'a pas manqué de confirmer les dires de son ancien manager. "Elle sert à découvrir de nouveaux talents. Sans cette Coupe de France, je ne serais pas à la Groupama-FDJ. Bravo à tous les organisateurs pour ce qu'ils font".
« UN FIL ROUGE QUI EST VARIÉ »
Cette tendance devrait encore se confirmer, selon Thierry Cornec. "On a mis la Coupe de France comme un objectif pour l'année prochaine. C'est un vrai tremplin vers le plus haut niveau. Ce sont de vrais challenges qui sont à leur mesure. Et moi, je rêve d'un coureur de la Conti, à l'image d'un Aubin Sparfel l'année dernière, qui gagne une Coupe de France. Bien sûr, supporté et aidé par des coureurs de la WorldTeam". Anthony Ravard espère voir des éléments de sa Conti s'y distinguer aussi. "Quand on est sur les Coupes de France, on est plutôt sur des Top 5 / Top 10, voire jouer la gagne parfois. Mais ça dépend du niveau du plateau de la Coupe de France. On a essayé pendant deux ans de faire le meilleur classement par équipe, mais on était plus sur l'individuel cette année".
La diversité des parcours proposés laisse la porte ouverte à tous les types de coureurs de s'illustrer. "Avec la Mercan'Tour et le triptyque Besançon, Jura et Doubs, il y a de la montagne. C'est vraiment un fil rouge qui est varié. J'essaie toujours d'avoir plusieurs profils pour donner la chance à tout le monde. C'est ça qui les garde en haleine toute l'année et les motive toute l'année". Laurent Monrolin espère profiter de ses parcours difficiles pour avoir un beau plateau au départ. "Le fait d'être labellisé Coupe de France FDJ, ça nous assure un plateau de qualité, au-delà des équipes présentes. Donc c'est aussi important en tant qu'organisateur de l'intégrer". Emilien Jeannière ne sera pas en Bourgogne-Franche-Comté, mais il devrait revenir sur certaines manches. "J'ai encore à cœur d'en faire parce qu'il y a toujours un bon niveau. Ce sont des belles courses qui sont bien organisées, et ça récompense tout le travail des organisations françaises".
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs


