Pour Matéo Jot, l'euphorie l'a emporté sur la maladie
Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo
Après deux manches à Albi hors du Top 5, Matéo Jot a retrouvé le podium de la Coupe de France, ce samedi, à Quelneuc, en montant sur la troisième marche. "Forcément, je suis content. Je venais pour faire un Top 5 à la base, avec les sensations que j'avais les semaines précédentes. Je savais que j'avais la condition physique, j'ai gagné les deux dernières courses que j'avais faites. Je n'avais pas forcément imaginé ça, mais c'est arrivé". Dans le trafic au départ, le coureur du Team CX TPM a fini par se faire sa place. "J'étais un peu sceptique sur mon départ, car ce n'est pas forcément mon point faible".
« J'AI EXPLOSÉ D'UN COUP »
Matéo Jot a notamment été en prise avec... son frère, Hugo. "Je me suis un peu touché avec mon frère au début. Quand c'est comme ça, il sait que c'est moi. Je lui parle pendant la course, il me laisse une petite place. Du coup, ça m'a ouvert un grand passage juste avant le premier demi-tour". Et après quelques virages, le 2e de la manche de Troyes l'an dernier était revenu à l'avant. "J'ai réussi à bien virer dans les premières positions. Après, techniquement, je pense que j'étais au-dessus de ceux avec qui j'étais. Donc même si physiquement j'étais un petit peu en dessous, ça me permettait de rester au contact avec eux".
Cet avantage technique a permis à Matéo Jot de gérer. "Même s'ils avaient 5-10 mètres d'avance, je gérais mon effort. Je revenais techniquement. C'est ce qui m'a permis de rester un long moment avec Aubin (Sparfel) et David (Menut). Après, je savais que physiquement j'allais pécher à un moment. J'essayais toujours de prendre un petit coup d'avance. Mais quand Aubin a attaqué au bout de deux ou trois tours, j'étais à fond". Encore dans le coup techniquement, la nouvelle accélération du futur vainqueur est décisive. "Tout s'est enchaîné. J'ai explosé d'un coup".
« ON NE SAVAIT PAS SI ON ALLAIT PRENDRE LE DÉPART »
Et c'est sans doute ce surrégime qui explique une crevaison, qui lui a finalement coûté la 2e place. "Il y avait plein de petits cailloux qui ressortaient dans les ornières. Et je pense que si j'ai crevé, c'est que j'étais à fond, j'ai fait une erreur. Donc, il n'y a pas de regret à avoir". Dans le dernier tour, une fois Damien Beton parti et David Menut hors de la course sur abandon, Matéo Jot a simplement géré pour conserver sa place. "Je pense que j'étais plus dans l'euphorie de me dire que j'ai fait mon premier podium en Elite plutôt que de me dire que c'est dommage de ne pas avoir fait 2e".
Plus tôt dans la saison, en octobre, Matéo Jot a fait le déplacement au Portugal. "Je faisais partie du voyage. Le samedi, j'étais bien, je fais 3e. Le dimanche, j'ai eu un mal de dos et j'étais un peu malade, donc j'ai abandonné. Là, c'est pareil aujourd'hui. Je ne sais pas trop ce que c'est. Soit une gastro, soit une indigestion. Mais toute la matinée, j'étais malade avec mon frère. On ne savait pas si on allait prendre le départ". Finalement, Matéo Jot a eu raison de se faire violence. "Je pense qu'avec l'euphorie de la bonne place, ça ne peut qu'aller bien demain. On est dans un état d'esprit où tout va bien. Même si à un moment, on a un petit coup de moins bien, ça va toujours".
