Tadej Pogacar : « Je n’aime pas spécialement les raids solitaires »

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo
Cette fois-ci, c’est à 75 kilomètres de l’arrivée que Tadej Pogacar s’est retrouvé tout seul pour s’offrir une nouvelle victoire prestigieuse, avec le Championnat d’Europe. Soit de bien plus loin que lors des deux derniers Championnats du Monde, où il avait fait 51 et 66 kilomètres en solo. C’est dans la troisième et dernière montée vers le village de Saint-Romain-de-Lerps qu’il a choisi de se débarrasser de ses derniers adversaires, Remco Evenepoel, Paul Seixas ou encore Juan Ayuso, pour éviter les soucis. Et gagner ainsi son tout premier maillot étoilé.
Pourtant, vendredi en conférence de presse, il avait annoncé ne pas avoir en tête de partir forcément d’aussi loin que d’habitude. Mais face à une équipe belge offensive, il a dû revoir ses plans en cours de route. “Je n’aime pas spécialement les raids solitaires mais nous avons commencé à perdre des coéquipiers. Ça a déjà fait un gros écrémage. Il y avait des nations avec beaucoup de coureurs dans le groupe, et des garçons très forts. Dans ma tête, c’était risqué de rester dans ce groupe”. Alors il a fait le choix de partir tout seul. “Je suis heureux que cela ait fonctionné de cette façon”, apprécie-t-il en conférence de presse.
« DU CYCLISME PLUS PUR »
Vainqueur à Guilherand-Granges (Ardèche) pour la 18e fois de la saison, Tadej Pogacar assure encore apprécier chaque victoire. “De toutes les saisons que j’ai faites, celle-ci ne fait pas exception. Je dois apprécier ce que j’ai déjà accompli, et je suis heureux de l’avoir fait. Je dois me rappeler que j’ai de la chance et que je peux être heureux de pouvoir gagner tous ces types de courses”.
Il a profité de ce succès pour rappeler être un peu plus attiré par les courses d’un jour que par les Grands Tours. “C’est du cyclisme plus pur, surtout quand les ascensions ne sont pas trop longues. Il y a plus de terrain pour attaquer, plus de coureurs capables de s’exprimer sur ce type de parcours. J’aime toujours les Grands Tours, je ne veux pas offenser qui que ce soit, mais les courses d’un jour me font peut-être un peu plus vibrer. Les Grands Tours, ce sont aussi de longues semaines loin de la maison”.
EN SLOVÉNIE EN 2026
Tadej Pogacar espère bien allonger son palmarès avec des courses comme Paris-Roubaix et Milan-San Remo. “Quand j’ai l’opportunité de vivre d’autres expériences comme je l’ai essayé cette année, avec toutes ces magnifiques Classiques, c’est formidable. Un jour, si je peux aussi gagner l’une de ces courses, ce serait un grand rêve”.
Dans un an, il défendra sa tunique étoilée à domicile. “Je suis très fier et heureux que ce soit en Slovénie. C’est un grand événement pour le cyclisme slovène. J’ai vraiment hâte”. Ses adversaires qu’il a une nouvelle fois écrasés pendant toute la saison peut-être un peu moins.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

